VIII PREFACE
ma chair, ça m amis comme des frôlements rie soie dans tons les coins de mon être, soupire Mma de Malpertuis.
Moi, c'est comme si on m effeuillait dans le dos des pétales de fleurs, chuchote Marthe Sparre, et c'est là le gazouillis habituel de ces dames affolées de frissons nouveaux, de frôlements exquis et de mystérieuses douceurs.
C'est une folie de sensualité, un match ouvert d'audaces inconnues.
C'est le printemps où il n'y a pas de dîners un peu sivell sans coupe-Jacques à l'éther. Mm6 Baringhel ne serait plus Mmo Baringhel si elle ne tenait le record des extravagances : éthéromane, éprise du pétomane et du pianiste unomane cher à M. de Montesquiou, elle trouve délicieux de déguster des bananes en écoutant le duo des Troyens, et lance les groseilles à maquereau en remplacement des fruits frappés qu'on grignotait hier encore dans les loges.
Ses propos de table épouvantent ; qu'elle dîne aux Ambassadeurs ou dans le faubourg, elle interloque et déconcerte. Chez elle, elle a, pour tromper l'ennui des après-midi, un pédicure qui lui cueille ça comme des fleurs, pour