PREFACE XI
de tous, ce portrait vinaigré d'une marquise douairière.
Une Mm* Baringhel! des millions d'on ne sait d'où, bardée de fantaisies de cocotte, très honnHe, veul-on bien me dire, mais une oseuse, et il paraît que ce mot-là sauve tout ; une oseuse soit, mais dont on n'ose même pas citer le no?n. Qui était-"lle avant son mariage ? l/"e Camuset, Poireau ou Pincebourde ? Un nom à coucher dehors, j'en tiendrais la gageure, puisque vous l'ignorez, vous, mes <leux tou1 es belles, qui j/ossédez votre faubourg jusqu'à la sixième génération.
Elle n'en suit pas moins fiévreusement tous lés vernissages, toutes les conférences et tons les salons, heureuse de se frotter au clan des snobinettes averties, sinon instruites, par Uiasteley, poète, et d'Héloé, critique ; elle les suit jusqu'à l'Œuvre où elle croit devoir pleurer à Pelléas, car elle se dit folle de sentiment et se pose en douloureuse, en éprise de la souffrance, élève Madeleine Le ma ire, école Jeanne Jacquemin, comme l'a définie drôlement d'Anletrin, mais elle va surtout là parce que là toute la littérature, depuis Mallarmé jusqu'à Mirbeau, Hervieu, Hérédia et Mon-