‹ Madame BaringhelChapitre 7 sur 35 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

tesquiou, mais préfère au foid Méaly à la petite Meurisse etFugère à Lugné-Poë; et la bande joyeuse, qu'elle amuse quand elle ne l'horripile pas, consent à faire l'éducation de cette àme et la voici traînée à la remorque à travers les Expositions.

Mme Baringhel en commet là de bien bonnes, l'inclination naissante qu'elle a pour d Héloé l'aveugle sur ses ridicules, et le jeu durerait encore si, papotante jabotante, avec sa manie de parler à tort et à travers et de rapporter tout à trac ce qu'elle entend et ce qu'elle surprend, elle ne brouillait cruellement les cartes du jeu de Mlle Tenner. Sur le prix faussement répété d'une aquarelle de la jolie Anglaise, admirée chez d'Héloé, des potins s'échafaudent, un scanda'e éclate, d'Héloé se fâche, et voici des duels, des envois de témoins dont Mme Baringhel s'affole et s'épouvante, et la voilà courant les salons amis pour arrêter l'affaire. « Mais c'est que Mme d'Enervon me cite, moi, pleure-t-elle chez Mm* des Audraies, qui sous aucun prétexte ne veut figurer parmi les témoins, et cest moi qu'on accuse de je ne sais quel propos tenu chez vous, il faut que vous me sauviez la viet vous

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