‹ Madame de Beauharnais de MiramionChapitre 2 sur 55 · ARCHEVÊQUE DE BOURGES · texte numérisé non relu

ARCHEVÊQUE DE BOURGES

Bourges, le 3 décembre '1867.

Monsieur,

Vous avez fait un livre intéressant et pieux ; vous avez fait revivre , dans des pages pleines de charme et d'espril chrétien, non pas une femme oubliée, comme vous le dites avec trop de modestie , mais une de ces grandes chrétiennes du grand siècle dont l'existence est peu connue des gens du monde et qu'il est bon de leur rappeler quelquefois pour leur montrer la voie et le modèle.

En composant cette vie de Mme de Miramion , vous n'aviez pensé qu'à chercher une distraction bien légitime au milieu des épreuves qui, si souvent ici -bas, accompagnent la paternité : vous aurez trouvé mieux et plus : vous aurez fait une œuvre utile pour les autres en publiant cette noble et

sainte \i»- Aussi est-ce avec empressement que je vous idresse mes félicitations et mes vœux.

Agréez, Monsieur, l'assurance de mes sentiments trèsdistingués.

■J- G. -A., Archevêque de Bourges.

Vous pouvez faire de cette lettre l'usage que vous voudrez. Je m'estimerai très -heureux si elle peut contribuer d'une manière quelconque au succès d'un livre que j'ai lu moi-même avec un vif intérêt.

LETTRE

DE

MONSEIGNEUR ANGEBAULT

ÈVÈQUE D'ANGERS

Angers, le 18 janvier 1868.

Monsieur,

Je viens de lire avec un bien vif intérêt la Vie de Mme de Miramion ; elle a été écrite avec la plume non pas seulement d'un parent dévoué, mais aussi d'un chrétien fidèle, et on ressent partout l'inspiration de la foi qui l'a dictée.

Un autre sentiment me préoccupait en la lisant: c'était celui de l'admiration pour ces nobles femmes du grand siècle qui, dans un rang élevé et entourées des faveurs de la fortune, ne trouvaient rien de plus digne que de se consacrer au soulagement des pauvres , d'aller les visiter dans leurs réduits et de les soigner de leurs propres mains.

Puisse l'exemple d'une telle générosité animer et soutenir dans leurs bonnes œuvres celles qui ont encore le courage de les imiter !

Veuillez agréer, Monsieur, mes remercîments et l'assurance de mes sentiments dévoués.

f GUILLAUME, Évêque d'Angers.

Page 1