COMPTE RENDU DES REV
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25 décembre 17(57 :
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Bonneau, faire l'histoire de ses
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« conter la vie de tous les établisse- « ments pieux du xvne siècle , car il « n'en est pas un auquel elle soit « restée étrangère.
« C'est donc une des plus curieuses « et des plus utiles lectures qu'on « puisse faire que celle du livre de « M. Alfred Bonneau. Cette esquisse « délicate mérite de prendre place « après les beaux portraits qu'on « nous a donnés, dans ces derniers « temps , de M. Olier , de saint « François de Sales et de sainte « Chantai, sur la trace desquels « marcha glorieusement Mme de Mi- « ramion. »
S. DE Sacy. — Le Bulletin du Bibliophile , août 1868 :
« L'auteur de la biographie de Mme « de Miramion est un homme qui « n'aspire pas à la réputation d'écrite vain, qui n'a pas voulu faire un « livre à proprement parler. M. Bon- « neau n'a pas de prétentions, et « c'est précisément , à mon avis , ce « qui fait le charme de son livre. Je « n'ai jamais vu être moins auteur:
« en le lisant, à peine sent-on qu'on « lit; on croirait plutôt voir la phy- « sionomie , à la fois fine et sévère , « spirituelle et modeste de Mme de « Miramion se peindre dans une « glace très-pure. Il y a une grâce « qui gagne le cœur et une honnêteté « persuasive dans cet oubli de soi- « même.
« Un dernier mérite, et non le « moindre, que je iveux remarquer « dans l'ouvrage de M. Bonneau , « c'est que ce livre, destiné à repro- 8 duire et à faire connaître la vie « d'une dame chrétienne, est par- « faitement chrétien. Sans connaître « M. Bonneau, j'affirmerais que c'est « dans son âme qu'il a trouvé le se- « cret de l'âme de Mme de Miramion.
« Le portrait qu'il retrace d'une « main si sûre ne lui est pas étran- « ger : il en porte la ressemblance « dans son cœur. »
M. Maynard. — La Bibliographie Catholique, mars 1868 :
« La vie de Mme de Miramion est « un livre original, puisé aux sources « et dénotant la connaissance appro- « fondie du personnage et de son « temps. M. Alfred Bonneau s'est « entouré des meilleurs documents.
a De là il a tiré une figure réelle et « vivante , qu'il a rendue plus vivante
« et plus lumineuse encore en la « plaçant bien dans son cadre , c'est- « à-dire dans son milieu historique, « et en l'éclairant des rayons de tous « les personnages secondaires, qui « se reflètent sur elle. Tout est plein, « tout est distinct, tout est dans un « bon ordre. L'enfant , l'épouse , « la veuve , la mère , se mon- « trent tour à tour, et c'est tou- « jours la même femme , avec toute « la richesse de sa nature et la ri-
« chesse supérieure de la grâce
« Telle fut MmC de Miramion. Tel est « ce livre , savant , intéressant , pieux, « écrit en un style d'une simplicité « aimable , d'une chaleur doucement « sympathique, digne enfin de prendre « place parmi les meilleures biogra- « phies de notre temps , si riche en •« bonnes biographies. »
Sommervogel. — Les Études Religieuses, 15 janvier 1868 :
Apres avoir retracé rapidement la biographie de Mme de Miramion, le Bév. Père Sommervogel ajoute :
« Ce froid abrégé d'une vie si bien « remplie excitera, nous l'espérons, « l'envie de lire l'intéressant récit « qu'en a fait M. Bonneau. Tous les <f détails qn'il a su y joindre en ren- « dent la lecture aussi attachante « qu'édifiante. »
A. de Liniers. — Revue de l'Aunis et du Poitou, 25 janvier 1868 :
« Prenant pour guides les traditions « pieusement conservées au foyer de « sa famille, M. Alfred Bonneau « nous retrace la vie d'une femme « mêlée, par sa naisssance, par ses « relations, par ses devoirs, aux « splendeurs d'une société sans égale « dans le passé et dans le présent...
« L'ouvrage est écrit dans le seul « genre qui convienne au sujet; les « belles actions veulent être racon- « tées sans emphase.
« Ajoutons que l'âme de Mme de « Miramion, pour être comprise, doit K trouver dans le cœur de son intérêt prête un sentiment profondément « religieux, et nous aurons rendu « pleine justice à celui qui fficta ce « livre. C'est bien ainsi que cette « existence si remplie devait être re- « tracée , et on ne lira pas sans émo- « tion , comme sans profit , ces pages « où le biographe nous a prouvé qu'il « possédait à la fois les pinceaux pour « peindre et le cœur pour sentir.
Tours. — Impr. Mame.