COMPTE RENDU DES JOURNAUX
Victor Fournel. — La Gazette de Fr/yicç, 18 février 1868.
< Mmc de Miramion est bien oubliée
aujourd'hui, et cet oubli est une ingratitude. Non-seulement, en effet, cette femme éminente , qui tenait
<f par ses origines et ses alliances à « toutes les grandes familles parlef mentaires, fut l'une des illustrations « les plus pures d'un siècle glorieux, « mais encore elle a devancé sur bien (( des points les inventions de la phi- • lanthropie moderne.
If, Alfred Bonneau a recueilli « avec une piété presque filiale la vie a et les œuvres de Mme de Miramion.
« Ce livre est écrit avec la simplicité « pleine de goût et de mesure que « demandait le sujet : c'est un de ces « excellents travaux, comme il nous « en vient de province, remarquables I avant tout parla conscience, la sot lidité, l'absence de tout étalage, de « tout artifice et de toute préten- « tion. »
Eugène Poitou. — 1 . ' ,9 jan-"" vier 1868.
Le nom de Mme de Miramion, qui *< sera nouveau pour beaucoup de « lecteurs , a été un des grands et « des beaux noms du xvne siècle.
Avec moins d'éclat peut-être, mais « non avec moins de vertu, elle a eu « de singulières analogies de malheur, « de piété élevée, de charité ardente « avec l'illustre et sainte Mme de « Chantai.
« On comprend que M. Bonneau , « trouvant dans les souvenirs de sa « famille un nom aussi digne de vé- « nération , se soit plu à le remettre « en lumière. Il faut le féliciter de « cette pensée; il faut aussi le louer « de la manière dont il a accompli >;i
tâche. On voit qu'il a fait eo livre « avec amour; il y a apporté un soin, « une conscience extrême, Autour de « sou sujet principal, il a groupé des
portraits intéressants, il a rassero- « blé des détails curieux et instructifs « sur la société du xvne siècle.
« Le livre est écrit avec une êlé- « France aisée et une simplicité de bon « goût. ( ta sent que If. Bonneau a eu longtemps dans ta familiarité « des auteurs du \ui siècle ; il D'à « ni ces néologisme prétentieux, ni « ces expressions outrées, ni ces
imag|p ambitieuses qui sont abjouri .l'ii'ii à ta mode et t'ont flamboyei
ra --tyle. Il dit simplement ce qu'il
veut dire, il parle comme un homme
distingué parle dans un salon , ni
« trop haut, ni trop bas, sans éclats
i de voix ni grands gestes. Il y a quelce que charme à lire un livre écrit de « ce style pur et coulant.
■r de Vallée. — Le Moniteur Universel, 3 février 1868.
C'est une charmante idée d'avoir « rattaché parle lien de l'histoii u sans y mettre de flatterie, la cha-
• rite de Mme de Beauharnais de >Iii ramion à tout ce dont nous sommes « les témoins. Le biographe avait » plus d'un écueil a éviter. On a un «. peu abusé des grandt-s dames du
• xvne >iécle. I< i l auteur a beaucoup i de matière, il met trop peu du sien ; i il a un but général et non une « passion personnelle; il fait aimer.
LS le nom de sa noble cliente.
c cette vertu si féminine et si française qui descend; directement des cieux, et qui , en traversant le cœur humain, l'élève jusqu'à Dieu : la
c charité, e
T. de Soland. — L'Union de l'Ouest, 10 décembre 1867.
M de Miramion, qui a vécu de 1629a 1<>9G, a été mêlée, incidem- « ment au moins, à tous les événements du règne de Louis XIV.
I Ile a connu tous les personnages
• dont l'histoire a retenu les noms, et « a été en relation pour les œuvres
de bienfaisance avec les plus saints et les meilleurs... Ce ^ont ces prodiges de foi et de vertu, qui ne se sont jamais démentis pendant une
• vie de soixante-six années, dont M. Bonneau a voulu consacrer le
« souvenir.
• H a accompli cette tache comme
il convenait a la mémoire de la
hrétîenne qu'il rappelait
i 1 1 vénéi ition de la postérité ; il
si inspiré de son esprit, et de l'histoire de sa vie, il a raconté i l'histoire de son .'une.
I a livre excellent à toui
-v de vue, et que dous ne saurions b op
immander, a. par conséquent, un
donlile attrait: c'est tour a tour un
travail historique plein de détails
le tableaux attachants, et, par
i tains < Ôtés,c'es1 un li\ re lait pour
donnei aux àme^ pieuses l'édulca-
• tion de la pai oie et de l'exemple. •