‹ Madame de Chevreuse et Madame de hautefortChapitre 121 sur 215 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

sa mère Marie de Médicis). — Le mercredi, le duc de Vendôme, en causant avec le maréchal d'Estrées, lui a dit deux fois : « Je voudrois que mon fils Beaufort fût mort i. »

Ces citations, que nous aurions pu multiplier, prouvent incontestablement qu'aux yeux de Mazarin la conspiration était réelle. C'est pourquoi il fit tout pour porter la lumière dans cette trame ténébreuse. Après quelque temps, il déféra l'affaire à la justice ordinaire , au tribunal le plus indépendant et même le moins bien disposé en sa faveur , le parlement de Paris. Elle fut instruite selon toutes les formes, et comme s'il s'agissait du dernier des particuliers. Les indices abondaient, quoi qu'en dise Retz, et ce n'est pas la faute de Mazarin si les dernières preuves manquèrent. Promptement avertis par les affidés qu'ils avaient à la cour , autour de la reine et de Mazarin lui-même, les Importants n'eurent pas de peine à faire évader les conspirateurs les plus compromis.

« Je n'ai pas fort à me louer du chevalier du Guet,

dit Mazarin2. » — « Brillet, Fouqueret, Lié et d'au-

* très, au nombre de vingt-quatre , se sont enfuis. On

croit qu'ils se sont embarqués pour l'Angleterre sur

un vaisseau qui les attendoit depuis trois semaines5. »

1. Ille carnet, p. 28, 34, 70, 82, 84, 85 et 91 ; IVe carnet, p. 5.

Page 1