CHAPITRE QUATRIÈME
dinal. Ce qui me fait parler ainsi , c'est que, pendant qu'il fut dans cette résolution , je remarquois toujours qu'il y avoit une répugnance intérieure qui , si je ne me trompe, étoit emportée par la parole qu'il pouvoit avoir donnée à ces dames. » Il y a donc eu complot, et son véritable auteur, Mazarin l'avait bien dit et Campion le répète, c'est Madame de Chevreuse, car Mnie de Montbazon n'était pour elle qu'un instrument.
Beaufort, une fois séduit, séduisit son ami intime, le fils du comte de Maillé, le comte de Beaupuis, enseigne de la garde à cheval de la reine. Mme de Chevreuse leur adjoignit Alexandre de Campion , le frère aîné de Henri, avec lequel nous avons fait connaissance. «Elle l'aimoit beaucoup,» dit Henri de Campion, d'une façon qui s' ajoutant aux paroles ambiguës d'Alexandre, que nous avons rapportées *, fortifie le soupçon si celui-ci n'était pas alors en effet un des nombreux successeurs de Chalais. Il avait trente-trois ans , et son frère avoue qu'il avait contracté auprès du comte de Soissons le goût et l'habitude de la faction. Beaupuis et Alexandre de Campion approuvèrent le complot qui leur fut communiqué, «le premier, dit Henri de Campion, croyant que c'étoit pour lui le moyen d'arriver à de plus grandes charges, et mon frère y voyant l'avantage de