Voyez le chapitre nc, p. 97 et
M",e de Ghevreuse et par conséquent le sien. » Tels furent les deux premiers complices de Beaufort: Un peu plus tard, il s'ouvrit à Henri deCampion, un de ses principaux gentilshommes, à Lié, capitaine de ses gardes , et à Brillet , son écuyer. Là s'arrêta le secret. Bien d'autres gentilshommes et domestiques de la maison de Vendôme devaient participer à l'action, mais ne reçurent aucune confidence ; d'où l'on comprend l'ignorance de Vaumorin et de Ganseville et ce qu'ils ont pu dire à Retz pendant la Fronde. L'affaire était bien conçue et digne de Mn,e de Ghevreuse. 11 y avait à peine cinq ou six conjurés, très capables de garder le secret, et qui le gardèrent. Au-dessous d'eux, des hommes d'action, qui ne savaient pas ce qu'ils devaient faire ; et par derrière, les hommes du lendemain, sur lesquels on comptait pour applaudir au coup, quand il auraH été fait, sans qu'on eût jugé à propos de les mettre dans la conspiration. Du moins Henri de Gampion ne nomme pas même Montrésor, Béthune, Fontraille, Varicarville, Saint- Ybar, ce qui explique pourquoi Mazarin, tout en ayant l'œil sur eux , ne les fit point arrêter. Henri de Campion ne parle pas non plus de Chandenier, de La Châtre, de Tréville, du duc de Bouillon, du duc de Retz, de Guise, de La Rochefoucauld, dont les sentiments n'étaient pas douteux, mais qui n'en étaient pas au point de mettre la main dans un assassinat ; et cela explique encore le silence de