‹ Madame de Chevreuse et Madame de hautefortChapitre 147 sur 215 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

s'était établie entre Mnle de Chevreuse, Vendôme, Bouillon et tous les mécontents.

Lorsque dans l'été de 1644 la reine d'Angleterre vint chercher un asile en France et qu'elle alla prendre les eaux de Bourbon1, Mn,e de Chevreuse désira passionnément revoir celle qui autrefois l'avait si bien accueillie, et la reine Henriette qui, comme sa mère Marie de Médicis et comme Mme de Chevreuse , était du parti catholique et espagnol , eût été charmée d'épancher son cœur dans celui d'une ancienne et si fidèle amie. Mais elle ne crut pas se pouvoir livrer à son inclination sans la permission de la reine qui lui donnait une si noble hospitalité. Anne d'Autriche repondit par politesse que la reine, sa sœur, était libre de toutes ses démarches, mais on lui fit dire sous main par le chevalier de Jars qu'il ne convenait pas qu'elle reçût la visite d'une personne brouillée avec sa majesté2. Cette nouvelle disgrâce, ajoutée à tant d'autres, porta à son comble l'irritation de la duchesse. Elle redoubla d'efforts pour briser le joug qui l'opprimait. Mazarin connaissait et surveillait toutes ses manœuvres. Il fit saisir à Paris le

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