‹ Madame de Chevreuse et Madame de hautefortChapitre 148 sur 215 · Mme de Motteville, t. Ier, p. 233, etc · texte numérisé non relu

Mme de Motteville, t. Ier, p. 233, etc

2. Ve carnet, p. 105 : « S. JMaestà puol dire al commendatore di Giar e a madamigella di Fruges che, sebbenne S. M. per civiltà ha detto che per veder o no Mma di Cheverosa non se ne curava, ad ogni modo la regina délia gran Bretagna non dovrebbe admetter la visita d'una persona che per sua mala condotta ha perdnte le grazie di S. M. »

contrôleur de la maison de Mmc de Chevreuse1, et, même quelque temps après, son médecin, dans le carrosse même de sa fille. La duchesse se plaignit vivement d'un tel procédé dans une lettre qu'elle trouva le secret de faire arriver jusqu'à la reine. Elle prétend qu'on fit descendre Ml,e de Chevreuse de voiture, «deux archers lui tenant le pistolet à la gorge, et criant sans cesse : tue, tue, et autant aux femmes qui étoient avec elle2 ». Elle ne manque pas de protester de son innocence et d'en appeler de l'inimitié de Mazarin à la justice d'Anne d'Autriche.

1. Archives des affaires étrangères, France , t. CVII, lettre de Gaudin à Servien du 31 mai; et Montrésor, ibid., p. 356.

2 « Tours, 20 novembre 1644. Madame, Encore que le seul bien que j'avois espéré, dans l'esloignement de l'honneur de votre présence, ait esté de mériter celui de votre souvenir par la continuation de mes devoirs, je me suis privée de l'un et de l'autre, depuis que j'ai sceu que cette retenue vous seroit une plus agréable marque de mon obéissance, que j'ai tasché toujours de tesmoigner à V. M., plus tost par ce que j'ai cru plus conforme à ses intentions , que par ce qui me pourvoit dadvantage satisfaire. Mais, comme V. M. m'a asseurée que le temps de cette absence ne diminueroit rien de la bonté qu'elle a fait cognoistre à tout le monde pour les choses qui me touchent, je crois, Madame, qu'autant vous avez pu juger de mon respect par le temps qu'il y a que je me suis retranchée de la satisfaction de ces devoirs, autant je puis espérer de V. M. qu'elle aura agréable que j'y aie recours aux occasions importantes à mon repos. J'avois eu pouvoir sur moi de me retenir à la première qui s'est présentée de la détention de mon controlleur quoique vous ne pouvez plus douter, Madame, que dans la 'Créance que j'ai de son innocence, il ne m'ait été extrêmement sensible que cette qualité de mon domestique ait été la seule présomption de son crime. Mais je vous advoue que celle qui est arrivée encor depuis 4 ou 5 jours par l'emprisonnement d'un médecin italien, qui est chez moi depuis quelque temps, me touche tellement que je ne puis croire estre assez malheureuse pour que V. M. refuse cet accès à mes justes ressentiments; ce qui s'est fait encor avec des violences qui ne

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