BULLION, BOUTHILLIER, BOUTHILLIER
« Et le lundi , septième du dit mois, Nous, commissaires susdits, nous sommes transportés à l'heure dite au logis de mon dit sieur de Bullion, assistés du dit sieur chevalier du guet ; où, en continuant la. visite des dits papiers, avons fait l'ouverture d'un autre coffre tout plein de lettres et liasses, et entre autres :
« Trente lettres toutes en chiffre du caractère suivant (divers chiffres et lettres) , desquelles nous avons fait pareillement une liasse cottée B. (Suit la mention du nombre des pages et lignes de chacune de ces trente lettres.)
« Item trente-deux autres lettres signées de Montégu, desquelles nous avons aussi fait une liasse cottée G. ( Suit la mention détaillée de chacune de ces trente-deux lettres.)
« La trente-unième est une réponse aux articles projetés entre la France et l' Angleterre, écrite de la main de Montégu, contenant une page et deux tiers.
« Ce fait, nous nous sommes retirés et avons continué l'assignatiou au lendemain à neuf heures du matin au mesme lieu. »
« Et le mardi, huit dudit mois, Nous, commissaires susdits, assistés dudit sieur chevalier du guet , nous sommes transportés à l'heure prise audit logis de monsieur de Bullion où , en continuant la visite desdits papiers, avons procédé à l'ouverture de l'autre troisième coffre tout plein de papiers entre lesquels se sont trouvées trente-quatre lettres signées de la dame de Vantelet, partie avec jargon, desquelles nous avons aussi fait une liasse cottée D. (Suit la mention détaillée.)
« Item vingt-neuf lettres, dont quelques-unes sont signées le chevalier de la Rochechouart, écrites toutes de mesme main, desquelles nous avons aussi fait une liasse cottée E. (Suit leur mention détaillée.)
« Item, nous avons trouvé dans ledit coffre trente -une lettres de la reine de la Grande-Bretagne, et dans un papier douze vers que l'on
246 APPENDICE. CHAPITRE Ie',
croit être de sa main dont nous avons fait pareillement une liasse cottée F.
« Ce fait nous nous sommes retirés et avons continué l'assignation au lendemain neuf heures du matin au mesme lieu.
« BuLLION, BOUTHILLIER, BOUTHILLIER. ))
« Et le lendemain mercredi, neuvième dudit mois, Nous, commissaires susdits et assistés dudit sieur chevalier du guet, nous sommes transportés en l'heure dite au logis de mon dit sieur de Bullion, où étant avons procédé à l'ouverture de la cassette dans laquelle nous avions mis les lettres qui s'étaient trouvées dans les susdits deux cabinets d'ébène, en la présence dudit sieur Joly, entre lesquelles s'en est trouvé cinquante-deux contenant des caractères de chiffre pareils à ceux qui en suivent ( diverses figures ) : desquelles lettres nous avons fait pareillement une liasse cottée G.
« La première ' contient deux pages entières et douze lignes en la troisième.
« La seconde sept lignes en la première page.
« La troisième quatre pages entières.
« La quatrième trois pages entières; manque une demie ligne. ■
<( La sixième cinq pages entières.
« La septième trois pages entières moins deux tiers de lignes.
« La huitième neuf pages entières.
« La neuvième cinq pages et dix lignes en la sixième.
.« La dixième une page entière ; manque un tiers de ligne.
« La onzième douze lignes et un quart.
« La douzième une page et quatre lignes.
u La treizième une page et sept lignes et demie.
« La quatorzième une page treize lignes et deux caractères.
« La quinzième trois grandes pages entières.
« La seizième une page entière, une ligne et demie à la marge, et trois lignes en la seconde page.
« La dix-septième une page entière et neuf lignes et demie en l'autre feuillet.
« La dix-huitième deux pages, et neuf lignes dans un autre feuillet séparé dont la troisième n'est que demie.
1. Nous conservons cette fois la mention détaillée de ces lettres, parce qu'elles sont de Mme de Chevreusc.
« La dix-neuvième deux pages moins une ligne, et presque deux lignes à la marge.
« La vingtième trois pages entières et quatre lignes.
« La vingt-unième sept pages entières et onze lignes dont la troisième et la dernière ne sont que de deux tiers.
« La vingt-deuxième six pages; manque deux lignes et deux tiers.
« La vingt-troisième trois pages et six lignes et cinq caractères.
« La vingt-quatrième sept lignes et demie; manque le quart à la quatrième.
« La vingt-cinquième une page et deux lignes sur l'autre feuillet.
« La vingt-sixième quatre pages à la réserve de deux lignes.
« Le vingt- septième deux pages à la seconde desquelles manque, à la quatrième, à la sixième et à la septième ligne, environ la cinquième partie; et en outre il y a deux lignes à la troisième page.
« La vingt-huitième deux grandes pages et douze lignes et un tiers.
« La vingt-neuvième une page et quatre lignes et demie.
« La trentième une page cinq lignes.
« La trente-unième une page, une ligne, trois quarts.
« La trente-deuxième une page tout entière et un mot à ia marge.
« La trente-troisième trois pages huit lignes.
« La trente-quatrième deux pages onze lignes, et la dernière aux deux tiers.
« La trente-cinquième trois pages à la seconde desquelles il manque, à la onzième ligne, un quart.
« La trente-sixième une page, une ligne et un mot.
« La trente-septième cinq pages entières, une ligne et un tiers à la marge de la cinquième.
« La trente-huitième une page entière et deux tiers de ligne à la marge.
« La trente-neuvième une page et neuf lignes sur le second feuillet.
« La quarantième deux pages sept lignes deux tiers.
« La quarante-unième une grande page.
« La quarante-deuxième trois pages, trois quarts de ligne et environ un quart de ligne à la seconde.
« La quarante-troisième une page et neuf lignes.
« La quarante-quatrième sept pages moins deux lignes.
« La quarante-cinquième une page et deux grandes lignes en marge.
« La quarante-sixième deux pages, six lignes et un tiers.
<248 APPExNDICE. CHAPITRE I*.
« La quarante-septième une page moins deux mots en la cinquième et sixième ligne.
« La quarante-huitième trois pages; manque un quart de ligne en la troisième ligne de la seconde page.
« La quarante-neuvième quatre pages entières.
« La cinquantième une page ; manque trois caractères en la seconde ligne et un quart de ligne à la onzième.
« La cinquante-unième quatre pages; manque une ligne à la troisième page.
« La cinquante-deuxième trois pages et une ligne, et un mot à la marge de la troisième page.
<( Item, vingt lettres du comte de Holland dont nous avons aussi fait une liasse cottée H. (Suit la description. )
« Une autre lettre signée R. Weston, contenant presque vingt lignes sans jargon.
« Item, cinquante-six autres lettres, sans chiffre ni jargon, que Ton juge être d'amour et écrites par une femme, dont nous avons pareillement fait une liasse cottée L.
« Item, neuf autres lettres dont nous avons fait une autre liasse cottée, à savoir :
« Une lettre du sieur d'Estissac adressante au sieur de la Vacherie.
« Une lettre écrite de la main dudit sieur de Chàteauneuf contenant quatre pages.
« Deux lettres signées Duplessis, dont l'une est adressée à M1Ie de Minieux à Bruxelles, et l'autre sans superscription.
« Deux autres lettres, l'une du sieur de Puislaurens, et l'autre sans superscription, adressantes toutes deux audit sieur de Chàteauneuf.
« Deux autres lettres du sieur comte de Brion l'une adressante à Mlle d'Arscot, et l'autre à Mlne la comtesse de Ganvillers.
« Une lettre du sieur duc de Vendosme du vingt-huit octobre mil six cent trente, signée César de Vendosme, adressante audit sieur de Chàteauneuf.
« Et le mesme jour avons de nouveau fait ouverture du susdit grand cabinet d'Allemagne pour chercher s'il n'y avoit point quelque cachette où il y pût encore avoir quelques papiers, et dans icelui avons trouvé une panetière d'or garnie de pierres façon de turquoises à l'entour, e* deux morceaux d'ambre gris lesquels nous avons fait peser, revenant l'un à quatre onces et l'autre à onze, lesquels nous avons pareillemen tirés dudit cabinet.
« Ce fait nous nous sommes retirés et avons continué l'assignation au lendemain neuf heures du matin au mesme lieu.
« BULLION, BOUTEIILLIER, BOUTHILLIER. ))
« Et le lendemain jeudi, dixième dudit mois de mars, Nous commissaires susdits assistés dudit sieur chevalier du guet comme ci-devant, nous sommes transportés à l'heure dite au logis dudit sieur de Bullion, où étant avons procédé à l'ouverture de l'autre cabinet et des deux écritoires d'ébène, lesquels nous avons fait ouvrir par un serrurier nommé Duval pour n'avoir pu trouver les clefs, dans lesquels cabinet et écritoires ne se sont trouvés aucuns papiers ; et après avoir vu et visité tous lesdits papiers qui étaient dans les coffres, cabinets et écritoires mentionnés ci-devant, avons iceux remis dans les dits coffres, à la réserve des liasses de lettres ci -devant spécifiées au nombre de onze inventoriées et cottées ainsi qu'il appert ci-dessus, toutes lesquelles lettres nous avons paraphées, ne varientur, excepté la liasse des trente-une lettres de la reine de la Grande-Bretagne cottées F, que nous n'avons pas voulu parapher pour son respect, et l'autre liasse contenant cinquante-six lettres cottées L; et icelles retenues pour être mises entre les mains du Roy; ensemble la susdite pannetière d'or et lesdits deux morceaux d'ambre et lesdits coffres et cabinets sont demeurés encore dans le logis de mondit sieur de Bullion. Ce que nous certifions être vrai. Bullion, Bouthillier, Bouthillier. »
« Et Le mardy vingt-deux du mois de mars au dit an, Nous commissaires susdits nous sommes transportés au logis du sieur Testu, chevalier du guet de la ville de Paris, où est détenu prisonnier le sieur Joly par commandement de Sa Majesté, auquel, assistés dudit sieur Testu, avons représenté cinquante-deux lettres toutes en chiffres inventoriées sous la cotte G, et lesquelles font partie de celles qui ont été trouvées en sa présence dans le grand cabinet d'ébène marqueté; et après avoir pris le serment dudit Joly l'avons interpellé de reconnaître si le caractère desdites lettres n'est pas semblable à celui que lui montra le nommé Guyon, valet de garde robe de Mme de Chevreuse, ainsi qu'il nous a déclaré par son écrit; lequel a dit, après lui avoir montré toutes lesdites cinquante-deux lettres les unes après les autres qu'il a toutes bien vues et regardées, qu'il reconnaît être toutes de semblable caractère que celui que lui montra ledit Guyon, valet de garde robe de Mme de Chevreuse, au logis de lui répondant où il le fut trouver le jour même qu'il assista à l'ouverture desdits cabinets. Lecture à lui
250 APPENDICE. CHAPITRE Ier.
faite de notre présent procès verbal! e et de ses réponses, a dit le tout contenir vérité, et a signé ledit Joly et approuvé les ratures.
« bullion, bouthillier, bouthillier, « Testu. »
NOTE TROISIÈME
PIÈCES RELATIVES A l' AFFAIRE DE 1637.
Ainsi que nous l'avons dit, la Bibliothèque nationale possède aujourd'hui, Supplément français, n° 4068, in-folio, les papiers relatifs à l'affaire du Val-de-Grâce, que renfermait la cassette du cardinal de Richelieu, et dont le père Griffet a donné des extraits au tome IIIe de son Histoire de Louis XIII. Dispersés à la révolution, recueillis nous ne savons comment par M. le marquis de Bruyère-Chalabre, vendus à sa mort en 1833 [Catalogue des livres imprimés et manuscrits et des autographes composant le cabinet de feu M. de Bruyère- Chalabre, Paris, Merlin, 1833), achetés d'abord par le libraire Fontaine, puis par la société des bibliophiles, revendus publiquement par cette société en 184-7 (Catalogue de documents historiques et de lettres autographes, etc., Techener, 1847), la Bibliothèque nationale les a définitive" ment acquis, et nous les donnons ici intégralement, en les plaçant dans l'ordre qui nous a paru le plus convenable.
« Relation de ce qui syest passé en V affaire de la Reijne au mois d'avril 1637 sur le sujet de la Porte et de Vabbesse du Val-de-Grâce. »
Cette relation est de la main même de Richelieu. C'est à peu près le récit qui est dans ses Mémoires. On reconnaît
AFFAIRE DE i 637. 251
par là comment le cardinal composait ses mémoires, et que cet ouvrage n'est autre chose qu'une collection de divers mémoires particuliers, fondés sur des pièces officielles et authentiques, et liés entre eux par quelques mots de narration.
« Le Roy ayant divers avis qu'un nommé La Porte, porte-manteau de la reyne sa femme , faisoit divers voyages dont on ne savoit pas la cause et estoit en confiance assez estroite pour un valet avec la reyne, se résolut de le faire prendre lorsqu'il pourroit soubçonner apparemment qu'il auroit des lettres de la reyne.
« Pour cet effect, le 11e aoust, Sa Majesté donna charge que la reyne estant partie pour aller à Chantilly trouver sa dite Majesté , le dit La Porte fut arresté par le sieur Goulart, enseigne des mousquetaires du Roy.
« En le prenant on le trouva saisi d'une lettre de la reyne pour M1,ie de Chevreuse , qui faisoit cognoistre que la dite dame de Chevreuse vouloit venir trouver la reyne déguisée, à quoi Sa Majesté n'inclinoit pas trop.
« Au mesme temps le Roy commanda à M. le chancelier d'aller avec M. de Paris au Val-de-Gràce , où le procès-verbal qui y fut fait fait foi de ce qui s'y passa.
« D'abord que la reyne sceut la prise de La Porte, elle envoya le sieur Le Gras, son secrétaire, vers le cardinal de Richelieu pour sçavoir ce que c'estoit, et l'assurer cependant qu'elle ne s'estoit servie du dit La Porte que pour escrire à Mme de Chevreuse, protestant n'avoir escrit en aucune façon ni en Flandre ni en Espagne, soit par son moyen ou par quelque autre voye que ce put estre.
« Le jour de l'Assomption estant arrivé, la reyne ayant communié lit appeler le dit sieur Le Gras, et lui jura de nouveau sur le Saint Sacrement qu'elle avoit reçu qu'elle n'avoit point escrit en pays estranger, et lui commanda d'en assurer de nouveau le dit cardinal sur les sermens qu'elle avoit faits. Elle envoya mesme quérir le père Caussin pour lui parler de toutes ces affaires là, et lui fit les mesmes sermens qu'elle avoit faits au sieur Le Gras; en sorte que le bon père qui ne sçavoit pas ce que le Roy sçavoit en demeura persuadé par raison.
« Deux jours après , la reyne estant assurée par le sieur Le Gras qu'on sçavoit davantage qu'elle ne disoit, commença à parler au dit
232 APPENDICE. CHAPITRE Ier.
sieur Le Gras, et lui en avoua une partie, niant toujours le principal, et commanda au dit sieur Le Gras de dire au cardinal qu'elle desiroit lui parler et lui dire ce qu'elle sçavoit.
« Le lendemain le cardinal la fut trouver par Tordre de Sa Majesté. D'abord après lui avoir rendu plus de témoignages de sa bonne volonté qu'il n'en osoit attendre , elle lui dit qu'il estoit vrai qu'elle avoit escrit en Flandres à M. le cardinal infant, mais que ce n'estoit que de choses indifférentes pour sçavoir de sa santé, et autres choses de pareille nature. Le cardinal lui disant qu'à son avis il y avoit plus , et que si elle se vouloit servir de lui, il l'assuroit que pourvu qu'elle lui dit tout, le roi oublieroit tout ce qui s'estoit passé , mais qu'il la supplioit de ne l'employer point si elle vouloit user de dissimulation. Estant pressée par sa bonté et par sa conscience, elle dit lors à Mme de Senecé, MM. de Chavigny et de Noyers, qui estoient présens et avoient esté appeliez par le cardinal pour estre témoins de l'offre qu'il lui faisoil de la part du Roy d'oublier tout le passé, qu'ils se retirassent, pour lui donner lieu de dire en particulier au cardinal ce qu'elle lui vouloit dire. Alors elle confessa au cardinal tout ce qui est dans le papier qu'elle a signé depuis, avec beaucoup de desplaisir et de confusion d'avoir fait les sermens contraires à ce qu'elle confessoit.
« Pendant qu'elle fit la dite confession au cardinal, sa bonté fut telle qu'elle s'escria plusieurs fois : Quelle bonté faut-il que vous ayez, M. le cardinal! Et protestant qu'elle auroit toute sa vie la recognoissance de l'obligation qu'elle pensoit avoir à ceux qui la tiroient de cette affaire, elle fit l'honneur de dire au cardinal : donnez-moi la main, présentant la sienne pour marque de la fidélité avec laquelle elle vouloit garder ce qu'elle pi omettait; ce que le cardinal refusa par respect, se retirant par le mesme motif au lieu de s'approcher.
« La reyne ayant dit tout 'ce qu'elle vouloit dire, le cardinal i'alla dire au Roy qui trouva bon qu'elle l'escrivît, et promit de l'oublier entièrement. Ensuite de quoi Sa Majesté monta dans la chambre de la reyne qui lui demanda pardon, ce que le Roy lui accorda volontiers, s'embrassant tous deux à la supplication du cardinal.
« Est à noter que la mère supérieure du Val-de-Grâce d'abord nia tout ce qu'elle sçavoit, ainsi qu'il appert par les susdits procès-verbaux, et depuis elle supplia M. le chancelier de lui pardonner si elle n'avoit pas recogneu la vérité, ainsi qu'il appert par les actes.
« Est à noter que La Porte nia aussi d'abord la vérité, et ne la voulut recognoistre que par commandement de la reyne, ainsi qu'il paraist.
« Est à noter que le sieur Patrocle ' dit avant la confession de la reyne au père Gaussin qu'elle estoit très innocente, que cette accusation estoit un effet de la mauvaise volonté du cardinal qui lui vouloit mal parce que la reyne n'avoit pas fait arrêter son carrosse devant le sien au cours , et que déjà autrefois on avoit traité la reyne de la sorte, lui supposant des lettres de Mme du Fargis qu'elle avoit esté contrainte d'avouer.
« Est à noter que lorsque la reyne fit sa confession on lui demanda en cette considération s'il estoit vrai que les lettres de M,ne du Fargis lui eussent esté supposées. Elles recogneut de nouveau qu'elles estoient vraies, ainsi qu'il est clairement vérifié en son procès; et cependant Patrocle ne pouvoit apparemment avoir ouï dire ce qu'il disoit que de la reyne qui, auparavant cette découverte, prenoit plaisir à faire croire ou laisser croire à diverses personnes dans le monde, qu'elle avoit à souffrir du cardinal pour des raisons semblables et pires que celles que disoit Patrocle, toutes fausses comme celles qu'il mettoit en avant; ainsi qu'il a plu à la dite dame reyne le recognoistre par une lettre escrite au cardinal sur la permission qu'il lui fit demander par M. de Chavigny de se pouvoir justifier des calomnies qu'on lui mettoit à sus. »
Déclaration de la relue Anne, du 17 aoust 1637.
Copie de la déclaration de la reine, écrite de la main de son secrétaire des commandements Le Gras, le 21 août, à Chantilly, pour être remise an cardinal de Richelieu.
« Sur l'assurance que nostre très cher et très amé cousin le cardinal duc de Richelieu, qui nous est venu trouver à nostre prière, nous a donnée que le Roy, nostre très honoré seigneur et espoux , lui avoit commandé de nous dire qu'ainsi qu'il avoit déjà oublié diverses fois quelques unes de nos actions qui lui auroient été désagréables, et notamment ce qui s'estoit passé sur le sujet de la dame du Fargis en