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favorables à Mazarin malgré tous les efforts de Mme de Montbazon sa belle-mère et de Minc de Chevreuse sa belle-sœur. On pense bien que Mazarin soignait fort Mmc de Guy mené et ne se faisait pas faute de lui adresser, mille compliments comme à Mme de Chevreuse, mais il n'allait pas plus loin, et les deux belles dames ne savaient trop que penser de tant de compliments et de tant de réserve. En badinant, elles se demandaient quelquefois à qui des deux il en voulait, et comme il n'avançait pas, tout en continuant ses protestations galantes, « ces dames, dit Mazarin, en concluent que je suis impuissant1. »
Ce jeu dura quelque temps, mais le naturel finit par l'emporter sur la politique. Mme de Chevreuse s'impatienta de n'obtenir que des paroles et presque rien de sérieux et d'effectif. Elle avait eu quelque argent pour elle-même, soit en remboursement de celui qu'autrefois elle avait prêté à la reine, ainsi que nous l'avons vu 2, soit pour l'acquittement des dettes contractées pendant l'exil et dans l'intérêt d'Anne d'Autriche. Dès les premiers jours, elle avait tiré son ami et protégé Alexandre de Campion du service des Vendôme, pour le placer dans la maison de la reine en un rang convenable 3. On avait remis Château-
1. IIIe carnet, p. 39 : « Si esamina la mia vita e si conclude che io Sia impotente. »