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E dolmen de Kerg'houât, se compose, comme à peu près tous les monuments celtiques de ce genre, d'une immense table de granit, posée sur des blocs énormes, formant piliers. Ces blocs s'enfoncent profondément dans le sol, sous le poids qu'ils supportent depuis vingt siècles. Dans le cercle qu'ils forment sous le monolithe plat, se trouve une excavation, généralement produite par des fouilles récentes. Car les savants ont cherché là, souvent avec fruit, des débris de sépulture et des inscriptions.
A travers la lande, sous la nuit assez claire, le pseudo-marquis de Valcor se dirigeait vers le dolmen de Kerg'houât. Il en connaissait bien l'emplacement. Autrement il aurait eu quelque peine à distinguer, dans l'ombre, l'immense pierre, aplatie presque au ras du sol.
Comme il en approchait, il éprouva une im-
pression bizarre. Il lui sembla voir ramper quelque chose de noir sur la noirceur de l'herbe. Il tressaillit, s'arrêta, attentif. Mais il ne distingua plus rien de mouvant, n'entendit aucun bruit. Sans doute, une touffe de genêts s'était agitée dans un souffle du soir.
Bertrand Gaël haussa les épaules, comme si maintenant peu lui importait à quel piège suprême le prendrait l'Inévitable.
Il tourna autour du dolmen, pour trouver l'ouverture de cette espèce de petite caverne artificielle. Sauf d'un côté, la terre et les plantes sauvages obstruaient les intervalles des piliers.
Qui eût vu le marquis de Valcor se baisser, se couler presque, à travers l'espace étroit laissé entre le sol et la table de granit par l'enfoncement des piliers, se fût demandé ce qu'un tel personnage, fabuleusement riche, haut titré, député de son arrondissement, pouvait bien avoir à faire, la nuit tombée, dans ce monument barbare, refuge des mulots, des araignées et des couleuvres. Une fois à l'intérieur, il tenait tout juste debout.
Dans l'obscurité totale du lieu, une voix chuchota :
— (( C'est vous, marquis?
— C'est moi, dit Bertrand Gaël, )) en faisant craquer une allumette-bougie, qui éclaira la figure de Sornières.
La flamme palpita, s'éteignit. Les deuxhommes restèrent dans le noir.
— ce Qu'attendez- vous pour quitter la France ?
— De l'argent.
— Vous êtes donc fou!... Il fallait vous mettre
à l'abri d'abord. Je vous aurais envoyé ensuite tout ce que vous auriez voulu.
— La peau!... » fit l'autre avec un ricanement non moins immonde que son exclamation.
« Vous ne m'auriez rien envoyé du tout, parce que toute correspondance avec moi vous aurait trahi. C'est seulement ici que j'ai encore le pouvoir de vous fixer mes conditions. Donnez-moi la forte somme et les moyens de déguerpir. Parce que, vous savez, si on me pince, je cause. Je me ferai promettre la vie sauve en échange de mes petites histoires intéressantes. J'ai pas envie d'être raccourci pour vos beaux yeux.
— L'argent... » dit le faux marquis, c ce n'est pas ce qui me préoccupe. Mais votre fuite... et dès cette nuit même... cela ne va pas être commode. Personne ne vous a remarqué dans le pays?
— Pers... »
Le misérable n'acheva pas le mot.
Une clarté jaillit, en même temps que deux corps, coup sur coup, faisaient irruption par l'ouverture, tombant accroupis pour se redresser aussitôt. C'étaient deux gendarmes, revolver au poing. La lumière, qui brillait à l'entrée, devait être tenue par un troisième. Et l'on entendait plusieurs voix au dehors.
Les quatre hommes, tassés en bas, l'un contre l'autre, dans l'espèce de fosse étroite, n'échangèrent pas une parole. Les gendarmes avaient mis les menottes à Sornières avant que le bandit, stupide de surprise et d'effroi, eût émis un son ou fait un mouvement. Ils lui jetèrent ensuite une corde autour des jambes et le pous-
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sèrent vers l'ouverture. Quelqu'un, d'en haut, le tira. Il disparut.
— (( Bien le bonsoir, monsieur le marquis, » cria du dehors une voix goguenarde.
C'était un agent de la Sûreté, qui, projetant vers l'intérieur le rayon de sa lanterne, distinguait parfaitement l'homme acculé dans cette tanière, — fauve cerné par les chasseurs, accoté au granit, les bras croisés, orgueilleux, muet... mais vaincu.
Les deux gendarmes — ironiquement sans doute — lui firent le salut militaire. Peut-être songeaient-ils au jour prochain où ils auraient mandat de mettre aussi la main au collet de ce grand seigneur. Mais leur geste ne trahit pas leur pensée. L'un après l'autre, ils se hissèrent, sortirent.
La lumière palpita encore un instant, vacilla, disparut. Les pas, les voix s'éloignèrent. Puis, plus rien. Le silence de la lande. La nuit profonde, sous le dolmen millénaire.
La scène de l'arrestation n'avait pas duré cinq minutes.
Dans l'antique sépulture barbare, sous la pierre monstrueuse, parmi les ténèbres, demeura un moment celui qui avait été pendant plus de vingt ans, et avec un tel éclat, le marquis Renaud de Valcor.
Quelles furent les pensées de cet homme durant cette indicible méditation?...
Au bout d'un quart d'heure peut-être, il sortit. Sa taille était droite, son pas ferme. Si sa figure était livide, qui l'eût vu? La lune, en se levant, toute rouge au ras de la lande, mettait,
MADAME DE FERNEUSE }8l
sur le sombre promeneur et sur le paysage, plus de mystère que de clarté.
Il gagna la route qui, de Valcor, allait au Conquet.
Du haut d'un talus, dans l'atmosphère bleuâtre de la nuit, son château lui apparut — masse pâle, dont on devinait l'ordonnance magnifique, parmi la houle obscure des futaies. Il le contempla un moment, puis se détourna, marcha dans le sens opposé, vers le village. La course était longue. Dix heures sonnaient au clocher du Conquet, lorsque Bertrand Gaël s'engagea dans le petit chemin descendant vers la maison oii il était né.
Calme, l'humble toit brillait sous la lune, maintenant haute dans le ciel. Tout paraissait dormir. Et pourtant le visiteur aperçut un rais de lumière filtrant par la fente de la porte. Quelqu'un veillait. Quelqu'un lisait sous la lampe. Mathurine attendait la nuit pour dévorer les journaux, afin qu'on ne soupçonnât pas le tragique intérêt qu'elle pouvait y prendre.
Le coup frappé contre la porte la surprit à peine. Elle vivait, la pauvre vieille, dans une expectative si terrible, depuis quelques jours! Elle se leva, ouvrit.
— « Bonsoir, ma mère, » dit une voix pleine de tremblante douceur.
L'aïeule recula devant celui qui entrait.
— « Taisez-vous! » ordonna-t-elle rudement. (( Je ne reconnais pas mon fils dans le marquis de Valcor.
— Reconnaissez-le, » implora-t-il. « Reconnaissez-moi, mère... Je suis Bertrand... votre en-
tant... Il n'y a plus de marquis de Valcor. » La mâle silhouette impérieuse fléchit, un genou en terre.
— « Que voulez-vous dire? » balbutia la vieille femme, qui s'inclina, éperdue, vers la belle tête, courbée et découverte — • cette tête secrètement chérie, où, sous les cheveux grisonnants, elle revoyait toujours la grâce enfantine de son premier-né.
— ce Je veux dire, mère, que j'ai laissé là-bas, sous le dolmen de la lande, mon masque d'imposture. Je vais expier. Je vais mourir. Et je bénis cette mort, parce qu'elle me permet, — enfin! — de me jeter à vos pieds, de vous demander votre maternel pardon, de vous appeler ce maman! »... sans que vous me l'interdisiez. Car une mère pardonne à son enfant qui meurt. Je ne mens plus... Mes lèvres ont le droit de vous nommer. Je suis Bertrand... votre Bertrand... Embrassez-moi, ma mère!...
— Tu vas mourir!... » cria-t-elle.
De ses bras, elle l'enveloppa, comme lorsqu'il était petit et qu'elle craignait pour lui quelque mal. Les vieilles lèvres baisèrent le front orgueilleux et adoré, où tant de fois elles avaient eu soif de s'appuyer avec des murmures de tendresse et de pardon.
Tous deux s'étreignirent longtemps.
A la fin, Bertrand se redressa, souleva le frêle vieux corps abattu d'émotion contre lui. Il aida sa mère à s'asseoir, et, debout devant elle :
— « Dites-moi que vous m'absolvez de tous mes crimes, » demanda-t-il, d'une voix brisée, suppliante.
— (( Je t'en absous. »
Il eut un cri, presque de joie :
— <r Avec le pardon de ma mère, je puis paraître devant Dieu.
— Ah! » gémit Mathurine, « je dois laisser mon fils aller à la mort, et je ne puis pas lui commander de vivre!
— Vous avez deviné que c'est impossible. J'accepte votre justice, ma mère, et celle du Ciel. Je ne me soumettrai pas à celle des hommes. Je ne m'enfuirai pas non plus, comme un lâche, dans quelque retraite de honte, après avoir soutenu la plus merveilleuse destinée, l
Elle murmura :
— « Je n'aurai pas le temps de te pleurer. J'ai plus de soixante-dix ans d'âge, et des siècles de douleurs sur ma tête.
— Bertrande et Micheline vous consoleront.
— Elles m'enseveliront, » dit la vieille femme.
— « Adieu, mère.
— Mon fils... mon Bertrand... Une minute encore!... Une minute!...
— Adieu, adieu!... Pardon!... »
Il s'enfuit, pour ne plus voir, pour ne plus entendre...
Et elle, afin que les cris dont elle avait la gorge gonflée n'allassent pas briser le courage de celui qui courait à l'inévitable, elle mit ses poings entre ses dents — ses dents intactes, restées jeunes, qui firent jaillir le sang des grosses veines bleues, sous la peau ridée.
Mais, dans cette effroyable souffrance, une pensée soutenait l'âme altièrc :
1 II a tout effacé, il a tout racheté, ce soir.
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C'est bien un Gaèl, et c'est bien aussi un Valcor... C'est l'enfant de mon amour... Que Dieu ait pitié de lui!... *
Bertrand ne remonta pas vers le pays. Il gagna la plage, et la suivit, retournant dans la direction de Ferneuse.
La mer était basse, commençant à peine son mouvement ascensionnel. Les petites grèves découvertes permettaient de contourner les falaises. Quand le chemin était coupé de ce côté, ou menaçait de s'allonger trop, le promeneur s'élevait à mi-côte, et abrégeait par des sentiers qu'il connaissait bien depuis son enfance.
D'ailleurs, il ne se pressait pas. Pour atteindre son but, il avait toute la nuit — et plus que la nuit... la durée désormais sans mesure. Déjà, pour lui, les heures n'existaient plus. Il regardait la mer briller sous la lune. Il écoutait toutes les voix de son âme et de sa vie dans les rumeurs de l'immensité.
Malgré la pureté du ciel, l'Océan se brisait avec des fureurs sauvages. Une des grandes marées de l'année était annoncée pour le matin suivant. Bertrand Gaël se le rappelait quand, après sa longue marche, il parvint à la petite grotte où, deux années auparavant, il avait eu, avec la comtesse de Ferneuse, une explication si romanesque et si décisive.
Il se laissa tomber sur le banc de roche où elle s'était assise. Il regarda la place où il s'était agenouillé devant elle, brûlant d'un tel amour qu'il avait donné à cette femme un instant d'illusion inouïe.
Avoir été pour elle, pendant une minute, le Renaud de Valcor qu'elle avait adoré, c'était un triomphe plus glorieux, plus cher à l'âme de cet homme, que d'en avoir imposé au monde pendant vingt ans. Ah! s'il avait pu prolonger le mirage!...
Il se perdit dans ses pensées, les yeux toujours fixés sur l'étroite place, tapissée de sable luisant, où il avait joué son rôle avec la vérité de sa passion.
Des heures s'écoulèrent sans qu'il fît presque un mouvement, perdu qu'il était dans les souvenirs de sa prodigieuse existence.
Pourtant, son attention s'éveilla tout à coup.
La roche contre laquelle il s'appuyait venait de frémir de la base au faîte, comme dans un éclat de tonnerre. L'assaut des vagues se rapprochait. L'éclaboussure des embruns atteignait le songeur taciturne.
En même temps, l'aube se leva. Une lueur pâle et verdâtre éclaira la tumultueuse solitude.
Dans toutes les grandes marées, le niveau des eaux surpasse la grotte où se trouvait Bertrand. Bientôt des jets d'écume se lancèrent jusqu'à ses pieds, puis se retirèrent, comme des bêtes mauvaises, qui agacent la proie encore redoutable, sans oser l'attaquer pour de bon. Le sable qui, tout à l'heure, étincelait, sec et blanc sous la lune, brunissait maintenant d'humidité, et gardait des bulles transparentes qui crevaient à sa surface.
Bertrand regarda autour de lui.
Partout l'eau claquait sur le roc, s'écrasant en gerbes blanches, ou bouillonnant dans les anfrac-
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tuosités. Déjà, il était presque trop tard pour quitter la retraite que cernaient les eaux.
Mais celui qui l'avait choisie, cette retraite, comptait y demeurer jusqu'à ce que la mer en arrachât son cadavre. Il eut un sourire, sortit son revolver de sa poche, s'étendit sur le roc, appuya le canon de l'arme contre son front, et fit jouer la détente...
Jamais personne ne revit, mort ou vivant, Bertrand Gaèl, qui avait été, pendant plus de vingt ans, Renaud, marquis de Valcor.
ETILOGUE
l y a quelques jours à peine, dans une pauvre maison de pêcheurs, sur la côte bretonne, près du Conquet, se passait une scène singulière.
Sur l'humble lit où elle avait dormi ou veillé pendant toutes les nuits d'un long demi-siècle, une vieille paysanne venait de rendre le dernier soupir. Et, près d'elle, deux belles jeunes femmes s'embrassaient en pleurant et en soupirant : « Pauvre grand'mère! » — une princesse de Villingen et une comtesse de Ferneuse.
Bertrande et Micheline, pour adoucir les heures suprêmes de cette vie douloureuse, étaient venues s'installer dans la maison des Gaël, ce logis héréditaire que l'aïeule n'avait jamais voulu quitter.
L'une et l'autre s'étaient mariées suivant leur amour. Et, dans ce double amour, comme dans leur mutuelle tendresse, elles trouvaient quelque
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consolation à la catastrophe qui avait brisé leur père, leur révélant qu'elles étaient sœurs.
L'aventurier de génie, dont elles étaient les filles, avait laissé un testament par lequel il leur partageait également sa fortune.
Quand le procès d'Arthur Sornières — qui évita la guillotine par ses révélations, obtenant ainsi la commutation de sa peine en celle des travaux forcés — eut mis en évidence la véritable personnalité du faux marquis de Valcor, la question s'ouvrit : (( Comment répartir l'héritage? » Le testament ne pouvait s'appliquer qu'aux fruits des travaux personnels de Bertrand dans l'entreprise des caoutchouteries d'Amérique. Mais comment distinguer son œuvre de celle du fondateur, le vrai marquis de Valcor, et répartir les résultats?
Son testament, en lui-même, était inattaquable, car Bertrande, fille légitime, n'avait de droit légal qu'à la moitié des biens, l'autre moitié restant attribuée comme legs à Micheline, incapable d'hériter sans cette disposition spéciale, n'ayant même plus d'état civil, inscrite sous le nom d'un père qui n'existait plus au moment de sa naissance, et fille d'un bigame qui n'aurait pu la reconnaître. Si des difficultés s'étaient élevées du côté des héritiers du véritable marquis de Valcor, le litige fût devenu interminable. Mais le seul embarras — imprévu d'ailleurs — qui se produisit par l'ouverture de la succession, vint de ce que les ayants droit refusaient chacun leur part de cette colossale fortune.
M. de Plesguen était mort, et sa fille, Françoise,
— en religion Sœur Séraphine — n'acceptait que le domaine patrimonial des Valcor, pour en faire le siège d'une des maisons de l'ordre conventuel des Géraldines, où elle avait pris le voile.
Micheline ne voulait épouser Hervé de Ferneuse que les mains nettes de l'argent hasardeux.
Bertrande abandonna tout également lorsqu'elle comprit les scrupules de Gilbert.
Dans ces conditions, un arrangement fut proposé par le Conseil d'administration de la Société fondée par Bertrand Gaël, peu avant sa mort, pour l'exploitation de la Valcorie. Le nouveau président élu de cette Société demanda au prince de Villingen, devenu le mari de Bertrande, d'accepter l'héritage au nom de sa femme, pour l'abandonner au fonds social, et de devenir le directeur des établissements d'Amérique, avec un nombre de parts fixé par la reconnaissance des actionnaires. Sa fierté serait ainsi sauvegardée, sa fortune assurée, et il trouverait une carrière digne de lui, dans un pays neuf, où ne le suivraient pas les préjugés mondains dont il voulait secouer le joug.
Le petit-fils du héros de Villingen ne persista pas à se montrer plus héroïque — moralement — que ne le comportait son hérédité batailleuse et un peu pillarde. Il consentit. Tout de suite même, il voulut partir pour cette Valcorie qui allait devenir, grâce aux millions remontés à leur source, une des plus colossales affaires du monde. Et, naturellement, il emmenait sa jeune femme et son fils.
Une circonstance le retarda. Mathurine Gaël
était mourante. Mathurine, qu'aucun changement de fortune n'avait pu arracher au vieux foyer ancestral, et qui demeurait toujours, avec l'Innocente, dans la petite maison de marins, près du Conquet.
— « Laisse-moi lui fermer les yeux, » demanda Bertrande à son mari. « Puis nous prendrons avec nous ma pauvre mère, à qui un changement total de vie et de climat rendra peut-être la raison. Pense donc, Gilbert, comme ce serait doux, si cette pauvre maman reprenait connaissance des choses à l'heure où elle ne verrait plus que du bonheur autour d'elle!
— Fais comme tu voudras, ma chérie, » avait répondu Gilbert.
Et voilà pourquoi, dans la simple chambre, sous le toit qui avait abrité des générations d'humbles marins, près de l'aïeule, si rigidement belle dans la mort, sous la coiffure bretonne qu'elle n'avait jamais quittée, pleurait la jeune comtesse Hervé de Ferneuse, à côté de sa sœur, Bertrande, princesse de Villingen.
Fin de M^Tf^AME T>E FEIC&EUSE
Seconde et dernière Partie de LE MASQUE T) ' .A M 0 Vli
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