Pour faiseur d'horoscope. Voyes les lettres précédentes
7. Le couvent des dominicains de Rouen avait de fort mauvaises affiuiei avec le parlement, et sans Richelieu il eût succombé*
devant qae Je ne contribue toute mon industrie pour décourrir la Térité et faire rendre le mal à celle qui en a touIu procurer à votre bonté éminentîssime. Le cœur m'en saigne de dépit, et je ne m'étonne plus si auparavant la rupture elle m*avoit déjà quitté mfi voyant si porté à votre service. La dame m'a encore appris que la Bourdeloise a une suivante qui a ascendant sur son esprit, qui la porte fort à se ressentir de Tafifront que lui a fait la tante, à quoi elle l'a portée ce matin en la présence du domestique, lequel la doit demain aller encore retrouver, et la portera encore plus ouvertement, et ensuite doit donner à la nièce l'horoscope de qui il veut voir encore une marque dans l'original dont votre Éminence a la copie. La dame avoit déjà écrit et scellé ce billet que j'envoie à votre Éminence, qu'elle a décacheté devant moi. J'y ai fait les notes nécessaires. Elle m'a promis de travailler efficacement. Je suis résolu d'y tout exposer pour votre service, et si la Bourdeloise veut prendre confiance en moi, je la porterai à son devoir et à tout dire et montrer lettres. Mais je ne sçais que lui promettre; car déjà la dame du domestique espère des merveilles.
« Priant Dieu pour votre prospérité et santé, et le terrassement de tous vos ennemis que toute la France devroit abhorrer et persécuter, comme ceux du Roy même, je demeure à jamais, mon bon sdgneur, etc.
t Noviciat général, ce 6 janvier, i trois heures et un quart. •
Billet de la dame avec les notes du P. Carré,
« Ce que j'ai pu apprendre est que la dame que savez^ a envoyé son secrétaire faire grand compliment à la personne que savez', et l'autre personne* sous main l'a envoyé prier qu'elle la pût voir après dîner. Elle la va voir. Toutes choses se disposeront bien à ce que l'on voudra; avec un peu de temps l'on fera tout si l'on veut. Il y aura moyen de faire prendre confiance; car j'ai encore appris tout de nouveau qu'il y a bien de quoi nuire à cette scélérate ^ Quand vous voudrez, nous en discourerons. Vous n'avez qu'à prendre prétexte que vous venez voir si j'ai écrit, et je dirai que non, afin de vous donner lieu de venir encore une autre fois sans que Ton se doute de rien. La pièce que savez* se donnera ces jours ici. aussitôt qu'elle le sera, je vous en donnerai avis. »