Les deux manuscrits : beaucoup de peine
4. M"« de Pontbriant. L'édition de 16Ô5 met bien à tort Proerts,
5. Cette lettre doit être de M"* de Chémerault à M»* de Malin».
dit que VOrticle ne Taimoit pas. Elle se vante pourtant bien que si, et dit qu*ll lui a envoyé le Pastor Fido, et lui a fait faire mille protestations d'amitié. VAurore m*a dit qu'elle étoit fort assurée que cela étoit vrai. Elle dit que la première fois que VOracle viendra ici, elle lui veut parler. Elle ne me dit pas de quoi; mais je m'imagine que ce ne sera pas des complimens. Elle se loue de ce qu'il envoya l'autre jour savoir de ses nouvelles, comme elle se trouva mal. CéphcUe dit au petit La Lande qu'il avoit dessein de lui témoigner combien il avoit d'amitié pour elle. Elle croit que c'est une duché que l'on lui veut donner. Je voudrois qu'elle crût vrai ; car quoique }e sache qu'elle ne m'aime* pas, je ne saurois m'empêcher de lui souhaiter du bien. Je vous prie d'envoyer cette lettre que j'écris à ma sœur, aussitôt que vous l'aurez reçue, et m'envoyer réponse aujourd'hui, ou demain de grand matin, parce qu'elle m'envoyera quelque chose qu'il faut que j'aie demain de bonne heure. Pluton vient d'arriver ici à ce que l'on dit et qu'on me vient de dire. Je suis fort affligée de mon petit chien qui est perdu. Je vous conjure de vous en informer de toutes les personnes que vous verrez.
« Je^ ne sais si vous avez reçu une lettre que je vous ai écrite par Michelette*. J'ai impatience de savoir si la nouvelle que l'on m'a dit qui vous affligeoit, est véritable. Je vous prie de me le mander par ce porteur, que j'ai prié de la laisser' pour vous envoyer, et vous mander aussi que Procris a fait avertir le frère de Céphale qui est à Paris, pour aller trouver Céphale, S'il la venoit voir, qu'il y vienne, avec ordre de ne le laisser point entrer dans le ch&teau, sUl étoit bien accompagné^. C'a été VAurore qui l'a mandé à la gouvernante de sa fille % de la part de Procris, L'on a mandé à VAurore que cela l'avoit fort touché, et qu'il avoit dit qu'il n'eût jamais cru qu'on eût donné de telles méfiances de lui à CéphcUef son frère. Il dit aussi qu'il est fort obligé à Procris de l'avoir fait avertir, et qu'il n'en témoigneroit rien. Procris et VAurore ont de trèsgrandes peines qu'on sache qui a fait cela. On leur a dit que M. le
1. C'est encore une lettre de Mil* de Chémeraolt i M"* de Maline.