‹ Madame de HautefortChapitre 138 sur 182 · L édition a ce con-sens : ifWffpimtit'ifls^^iètéi · texte numérisé non relu

L édition a ce con-sens : ifWffpimtit'ifls^^iètéi

• Si Je n'ëtois bien maiftde, Je eerois mai-meme a.\\6 tous dire les QouTellee que le bon Ange m'a écrites <. Soudain qu'il fut airiTé, l'Aurore lui Bt bonne chère, et lui dit que l'Oracle s'étoit plaint k Procrii de la rroidear de l'Aurore. Procrit et l'Aurore demeuroient d'accord qu'elles n'atoient pas sujet de s'en louer. Elle a dit aussi que l'Oracle l'avoit Tait cbercber par Nogent, lui disant qu'elle avonùt tout i. Céphale. Ledit Céphale y envoya H. de Me'-* "'•'ton, et Bourdonnas pour la résoudre à avouer que te m Gesvrei l'avait Tait demander en mariage*. Elle leur a c Cépiuût J venoit lui-même, elle lui diroit tout. Il y fut même. Elle lui dit que si, et qu'il lui en avoit parlé. Il grande joie de cette déclarsiion, et dil qu'il l'eat chauée t

«ût déguiaé la matière. Elle Tut bien aise que U. de Noyé pas, Il ce que Procrii a dit au bon Ange, quoiqu'elle ti>m contraire. La Baieiat dit au bon Ange, quand i1 arriva, qu loi avoit commandé de lui dire qu'il saroit bien que Vi courre le bruit qu'il la vouloit chasser, qu'elle lût en re n'y avoit pas pensé. VAurore et Procrii sont admirab seroient bien empêchées de rendre de mauvais offices h Ci^tale tenant son parti plut que jamais. Il prendra garde et sera assuré qu'il est malin*. Et la Céltitine ne mail donner des avis & l'Aurort, bien que préjudiciables k l't dît qu'il hut qu'elle se rende absolue après ce racomoiodc ion Ange supplie l'Oracle de croire qu'il ne manquera d'al de fldéliié pour son service.

• Depuis avoir eu l'honneur de voua voir. J'ai refu une bon Ange qui me mande que Cêphals est d'une si mécbant qu'il ne leur donne point de repos. L'^lurors en est . déplaisir. D a Tait faire réprimande au bon Ange, Il ne i quoi. Il a dit qu'il en avoit fait faire ses plaintes k l'Orne -est plus puissant que Jamais, puisque Céphale assure qu te bon Ange me mande qu'il en donne une bonne preuve, l'a empêché de &ire cbânter une cbantoa qu'il aroit b. VAurore. Procrit ne sait plus où elle en est non plni autres. Je vous donne le bonjour, et suis,

■ Monsieur,

• Votre très-bumble sen

1. L'UilioB : m'a dUa fmr la tfrwu, |c« qui n's pu do teni. i 4m Euu« ds c* gaBTa qna nos* at relaroui poist.

I, L'éitqns ds Helz.

S. orflciac d«> gard» du SoL

4. Vojtt pis* haut, cbïp. II!, p. W,.(tc., rappeidicc, p. M7, c aole, p. 338. et plus bai, p. m

i. rtdilna, wmlin.

« Monsieur,

« J'ai vu le bon Ange ce soir. Soudain qu'il est arrité, il m*a dit qu'il eût été ravi de voir le bonhomme i. Le peu de liberté qu'il a l'en empêche. Il a pour continuel espion V Aurore ou sa sœur>.

« Elle le supplie d'assurer VOracle de sa fidélité, et de lui dire que Procris est mal satisfaite, et qu'elle dit qu'on ne lui veut pas laisser une personne à elle, et que VOracle a mis dans l'esprit de Céphale beaucoup de haine *. Pour la venue de M™* de Chevreuse, elle a changé de sentimens. Elle croit qu'on la fait venir pour lui nuire.

« Procris a dît au bon Ange qu'elle n'avoit point pris de défiance pour elle, et qu'elle ne la croyoit point à VOracle comme on lai avoit assuré. Elle lui témoigne de grandes bontés, et condamne la jalousie de V Aurore, laquelle dit à Procris qu'elle étoit bien malheureuse de n'avoir pas un sol; qu'elle ne faisoit pas comme VOrax;le, qui en envoyoit quérir tant qu'il vouloit chez le surintendant.

« Le bon Ange ne sauroit douter des bontés de VOracle, quoique V Aurore lui proteste tous les jours qu'elle n'a point de raison de vouloir obliger VOracle, qui désire que le bon Ange sorte de l'intelligence de Céphale et de V Aurore pour y mettre Proserpine^f et qu'il ne l'aimoit point ni se fioit en elle. Le bon Ange répond qu'il le croit, et qu'elle est bien malheureuse de n'avoir pu acquérir son amitié, qu'elle avoit eu de grands respects pour lui, et qu'elle en auroit toute sa vie pour la bonté qu'il avoit eue pour ses proches au passé, et qu'elle la prioit de la protéger; qu'elle ne doutoit point de son affection, puisqu'elle l'en assuroit. Le bon Ange supplie trèshumblement VOi'ocle de la protéger dans ces rencontres, et qu'elle l'assuroit que jamais personne ne le servira avec plus d'affection et de fidélité ; et moi-même je ne supplierai pas moins VOracle de le croire.

« Le peu de nouvelles que j'ai appris depuis que je suis ici m'a empêchée de vous écrire plus tôt. Céphale m'a reçue* fort mal, à cause que Proserpine étoit ici, à qui il vouloit plaire. Il étoit temps que j'arrivasse, pour empêcher l'acommodementde V Aurore et d'elle, qui s'alloit faire. Mais j'ai mis l'affaire dans un état, que je crois qu'il ne se fera jamais. Je ne l'eusse pas fait» sans ce que vous m'avez

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