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Nous avons vu qu'à peine séparé de M"« de La Fayette, le 19 mai 1637, Louis XIII, cédant à son irrésistible besoin d'une liaison particulière, se rapprochait déjà de M"« de Hautefort, que dès les premiers jours de juin il l'avait envoyé chercher par le marquis de Souvré « ne sachant plus à qui parler* », et qu'au mois d'août les anciennes amours avaient repris toute leur force^. Richelieu, ne songeant alors qu'à détruire U^^ de La Fayette et tout son parti, malgré l'expérience qu'il avait faite du caractère de M"* de Hautefort, seconda ce retour de l'affection du Roi pour sa première favorite, d'autant plus volontiers qu'il espéra cette fois la gouverner, à l'aide de sa grand'mère, qu'il avait entièrement gagnée. En effet, M™« de La Flotte, chargée de l'avenir de ses nombreux petits-enfants, sûre d'ailleurs de la vertu de sa petite-fille , l'engagea à mieux traiter le Roi et son ministre, et à profiter dé son nouveau crédit dans son propre intérêt et dans celui des siens. C'est ainsi que M"« de Hautefort eut une pension de quatre mille livres, comme nous l'apprend M"* de Chémerault*, la survi-