partie de leur ^cité, parce qu'elle établit solidement leur repos
« Que s'il est en repos. Madame, il est juste aussi que vous y soyez. Je sais bien que vous n'avez pas une certitude inrailliblet ce repos est réservé pour la vie future, où la vérité découverte ne laissera plus aucun nuage qui puifse obscurcir nos connoissances. Mai» les fidèles qui sont en terre ne laissent pas d'avoir leur repos, par l'espérance qu'ils ont de rejoindre au ciel ceux dont ils regrettent la perte. Et cette espérance est si bien fondée, quand on a les belles marques que vous avez vues, que l'Écriture qui ne ment Jamais ne craint pas de nous assurer qu'elle doit faire cesser nos inquiétudes, et même nous donner de la joie. C'est ce repos, Madame, que Je vous conseille de prendre ; et cependant nous admirons qu'après tant de temps écoulé S votre douleur demeure si vive que vous ayei encore besoin d^être consolée. On voit peu d'exemples pareils i mais aussi ne voit-on pas souvent une amitié si ferme, ni une fidélité si rare que la vôtre.
« Mais je passe encore plus loin ; et J'avoue que votre douleur nais* sant des pensées de l'étemitsé, le temps ne doit pas lui donner d'atteinte. Qu'elle ne cède donc pas au temps, mais qu'elle se laisse guérir par la vérité éternelle, et par la doctrine de son Évangile, Voyant durer vos inquiétudes, j'ai cru que le service que Je vous dois m'obligeoit à vous la représenter selon que Dieu me l'a fait con« noitre. Si j'ai touché un peu rudement l'endroit où vous êtes blessée c'est-à-dire, si je n'ai pas assez épargné votre douleur, Je vous sup* plie de le pardonner à l'opinion que J'ai de votre constance*
« Je suis, etc. »