M'°* DE Sabl^, chap. i, p. 20 et suivantes
2. Somaise, Le grand Dictionnaire des précieuses, 1601, t. I, p. 218 « Hermione est une ancienne précieuse de la plus haute
d'agrément à plus de solidité. La sérénité de son âme passait dans ses propos enjoués, qu'animait une plai* santerie assez vive, mais toujours du meilleur goût. Elle donnait un tour heureux aux moindres choses ; elle récitait admirablement les vers, savait jouer de la guitare, chantait bien, et écrivait des lettres fort jolies*. Pour son caractère, on ne savait ce qu'on
qualité, célèbre dans les écrits de plusieurs, dans toutes les ruelles, à la cour et à la ville, et généralement par tout Tempire des précieuses. Straton (Scarron) en donne des preuves dans tous se9 ouvrages. »
1. Nous empruntons ces détails à un passage de la Vie manuscrite, qui n*est pas dans la Vie imprimée, ainsi qu'au Portrait de M™* de Hautefort, sous le nom d'Olympe, dans la Galerie des pein~ tures, 1. 1, p. 723. Vie manuscrite : « Elle a infiniment d'esprit; elle s'explique simplement ; elle donne à tout ce qu'elle dit un tour agréable , qui fait parottre un enjouement accompagné de tant de modestie que ceux qui l'écoutent prennent plaisir à l'entendre. Elle est naturellement railleuse et entend la raillerie la plus fine ; mais comme elle a beaucoup de piété, elle la sait si bien régler, qu'elle n'a jamais offensé personne. » Portrait d*Olympe : « Pour ce qui est de son esprit, il est du plus beau naturel du monde, et les plus étudiés n'ont rien qui puisse entrer en comparaison avec lui, quoiqu'il semble qu'il n'ait aucune étude. Olympe a la conversation vive, toujours divertissante et jamais ennuyeuse. Ses reparties sont à propos et spirituelles et dans la justesse ; et quand on se lasse de tenir sur le tapis des affaires plus importantes, elle ajuste avec tant de galanterie les bagatelles les plus simples qu'on y trouve à se divertir également. La peine qu'elle ne prend point de s'instruire en feuilletant les livres, lui donne le plaisir d'entendre avec attachement les gens qui en ont la connoissance. Elle s'applique assez volontiers aux ouvrages qui courent les ruelles et qui volent parmi * beau monde. Elle ne passe point par les beaux endroits de pra^ qu'elle ne les remarque en toutes leurs circonstances, et c'est sans doute ce qui est cause qu'elle fait des lettres si jolies. Pour les vers, c'est sa passion : et quoiqu'elle n'en fasse point, elle les récite comme si elle les faisoit, et de cette manière qui règne en tout ce qui vient