CHAPITRE QUATRIÈME
pour suivre son mari dans son gouvernements H°>^de Hautefort hésitait et mettait à Tépreuve les sentiments de son illustre amant. En attendant, elle demeurait fidèle à la cause de toute sa vie, et la servait avec son zèle accoutumé. Elle croyait Anne d'Autriche mille fois plus en danger dans sa toute* puissance qu'elle n'avait pu l'être, en 1637, sous la plus ardente persécution, car alors elle la croyait aussi pure qu'elle-même, digne en ses malheurs des respects du monde entier et de la sainte amitié des religieuses du Val-de-Grâce et des Carmélites, tandis que maintenant elle se demandait quel charme mystérieux la soumettait à l'héritier de Richelieu^, €t qu'elle voyait avec douleur sa royale amie sacrifier leur commun idéal de piété et de vertu A ce qui lui semblait un attachement vulgaire. Plus elle aimait la Reine, plus elle s'enhardissait à combattre le jpenchant qui de jour en jour l'entraînait davantage vers Hazarin; elle ne cessait de l'avertir; elle la lïlessait et la tourmentait.
La Reine passait sa vie dans un embarras douloureux, et l'inquiétude de Mazarin croissait chaque jour. La lutte était trop vive pour durer longtemps; elle demandait un prompt dénoûment II vint bienlôC ést du côté d'où on l'aurait te moiss attendu.
1* Celui du Languedoc, qu'il quitta l'anaée sûvanta en faveur jda dnc d*Orléans, retenant la lieutenance générale de cette province, et de plus recevant en échange l'important gouyemement du ^^9» iieKinetréfôclié de Verdun, - .