Voici celui qu'on avait fait à la mort de Richelieu t
n est passé, il a plié bagage Ce Cardinal, dont c'est bien grand dommage Pour sa maison; c'est cmnme je l'entends; Car ponr autrui maints hommes sont contenta»
En bonne foi, de n'en voir qne l'image.
Sotts sa faveur s'enrichit son lignage Par dons, par vols, par fraude et mariage; Mais aujourd'hui ce n'en est plus le temps t
Il est passé.
Or, parlerions sans crainte d'être en cage ; Il est en plomb l'toinent personnage Qui de nos maux a ri pins de vingt ans.
I^ roi de bronze en eut le passe-temps, Quand sur le pont, à tout son attelage,
Il est passé.
2. UV Rapport : € Le rondeau et ranagramme de Son Éminence OQt pris leur origine parmi ces personnes, et on dit de plus qu'ils ont été Jusques aux oreilles de Sa Ifajesté par leurs bouches. »
l'aveu de cette action singulière, n'y mêle pas le moins du monde la dame d'atours ^
Mais le plus grand crime de celle-ci était l'intérêt qu'elle ne cessait de témoigner à Beaufort. Un des rapports que nous avons sous les yeux s'exprime ainsi : « La dame susdite n'écoute qu'avec indiflférence ses ador^eurs, ayant son cœur au bois de Vincennes. » Cette compassion généreuse fut une des principales causes de sa perte. Au commencement du printemps de 1644, la Reine alla faire une promenade au bois de Vincennes ; M°® de Hautefort l'y accompagna. A la vue du château et du donjon, la noble et bonne créature ne put contenir son émotion, et elle dit à la Reine que « c'étoit la première fois que Sa Majesté venoit en ce lieu depuis que ce pauvre garçon y étoit, )) et elle lui demanda s'il n'y aurait point
4. Mémoires de La Porte, p. 404. — Nous ne pouvons nous empêcher ici d'admirer à quel point Mazarin était bien serri par sa police. Aucun des mémoires du temps ne dit que La Porte était Fauteur de la lettre jetée dans le lit de la Reine, et c'est La Porte qui se dénonce lui-même. La Reine n'a pas soupçonné de qui venait cette impertinence; car elle a gardé La Porte assez longtemps encore à son service. Eh bien, Mazarin a parfaitement su ce qui s'était passé. La Porte avait été vu jetant la lettre, et Mazarin en avait été informé à l'instant même. IV* Carnet, p. 21 : u La Porta, che mi tradisce; che, di concerto con Otfort, messe la scrittura nel lettb di S. Maestà; che Morangi vi era, e che fù veduto.» Ibid., p. 67 : «La Porta parla a S. M. le ore entière. Sono assîcurato che non mi vuol bene, poiche indarno ho fatto ogni diligenza per guadagnarlo. È furbo, e si picca di connoscer S. M. meglio di nessuno. Si tagliar rebbe le vene per Otfort. La consiglia a dissimulare et adulare S. lif e son certo che lui et altri dicono alla M. S. chiaramente di non lassarâî governare, che si conserva padrona, che si ricordi dél defunto re che era in preda al Cardinale Duca, e cose simili. »