Ibid,, chap. iv, p
4. Mémoires deTabbé Le Dieu sur Bossuet, édit. de l'abbé Guettée, 1 1, p. 25 : « Ce séjour (de Bossuet à Metz) le fit connaître à Charles de Schomberg, duc d*Halluin, pair et maréchal de France, comte de Nanteuîl, etc., gouverneur et lieutenant général des évêchés de Metz et de Verdun, et de la ville et citadelle de Metz, où était sa demeure ordinaire, mort depuis à Paris, en 1656, et à Marie de Haatefort, femme de ce maréchal, en secondes noces. La piété et toutes les vertus régnaient dans leur maison. L'abbé Bossuet y eut par ce titre un libre accès, et mérita non-seulement Tamitié et la coDfiance de personnes si puissantes, mais encore leur protection, de sorte qu'ils ont le plus' contribué à le faire connaître à la cour. Aussi en a-t-il conservé toute sa vie la reconnaissance; et, depuis qu'il a été évoque de Meaux, il n'a jamais passé à Nanteuil, qui €8t de ce diocèse, qu'il n'allât dire la messe au tombeau de ses bienfaiteurs, dans l'église du prieuré. Son attachement pour la maréchale n'a pas été moins persévérant jusqu'à sa mort, arrivée à Paris en 1691, et pour toute la maison d'Hautefort, avec laquelle il a
136 MADxYME DE HAUTEFORT.
Elle revit bien rarement Anne d'Autriche; mais lors-l qu'elle apprit, en 1666, que- la royale amie, pour laquelle elle avait tant et si diversement souflfert, était] près de mourir, elle se ressouvint de la place qu'elle avait occupée auprès d'elle, et s'en autorisa pour lui prodiguer des soins assidus. On dit * qu'en ce moment suprême Anne d'Autriche et l'ancienne dame d'atours retrouvèrent leurs premiers sentiments, et que la Reine mourante la recommanda à son fils. Louis XIV, qui n'avait pas oublié l'idole de son enfance, s'eflforça en vain de l'attirer à sa cour, en lui proposant les charges les plus élevées, «afin, disaitil*, d'y rétablir la dignité et la grandeur qu'on com-
toujours été en grande liaison. » — Voyez rApPBRDics, à la fin de ce volume.
2. Le P. Griffet nous a conservé les deux billets que Louis XIV écrivit de sa propre main à M™' de Schomberg en cette occasion : « Je vous prie de croire ce que Bontemps (valet de chambre du Roi) vous dira de ma part, et de consentir à ce que Je vous demande, et quelque parti que vous preniez, de garder le secret Jusqu'à tant que J'aie rendu public le choix que je fais de vous. Après cela. Je crois qu'il n'est pas besoin de vous assurer de mon estime, vous en donnant une aussi grande marque. Louis. De Valenciennes, le 31 msi 1684. » — « J'ai reçu avec déplaisir le refus que vous m'avez fait, et vous n'en doutez pas par cette seconde tentative ici. J'étois bien aise de vous donner une marque de mon estime ; J'espérois aussi qu'ayan^ vu la cour autrefois, vous remettriez chez M™* la dauphine ane dignité et une grandeur que Je n'y vois plus. Si vous pouvez me rendre ce service en essayant d'exercer la charge d'honneur quelques mois» vous vous trouverez peut-être plus de force que vous ne pensez ; et si vous en manquez, vous serez la maltresse de quitter une place honorable, soit qu'on la garde ou qu'on s'en démette. Répondez-moi présentement, et toujours avec le même secret, n me semble que Je n'ai rien à ajouter, puisque ce que je fais vous marque