MADAME DE LA PELTRIK
les vérités de la foi produisaient sur ces jeunes âmes des résultats surprenants. Une d'elles, une jeune Huronne, à qui on demandait si elle avait encore sa mère répondit :
“ Celle que j'ai en mon pays n'est plus ma mère, parce qu'elle ne croit pas en Dieu: c'est vous qui êtes mes vraies mères puisque vous m'instruisez.” La plupart ne s’inquiétaient plis de leurs parents
ou de leurs proches ; leur préoc-
Cupation était de savoir si les ha-
bitants de leurs tribus ne désiraient
saient ultats jeune ait si ndit :
n’est e ne s qui vous s’inrents réocs ha-
\ient
MADAME DE LA PELTRIE 51 point connaître Je vrai Dieu, et s’ils n'avaient Pas abandonné leurs danses et leurs diaboliques superstitions.
De tels résultats remplissaient le cœur de Mme de la Peltrie
d'allégresse et de reconnaissance
Anvers Dieu pour la faveur si
Srande qu’il lui avait faite en Ja choisissant comme la’ fondatrice de cette communauté. Aussi ne s'épargnait-elle en rien : elle multipliait
ses visites aux Sauvages, voulant