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avançait : attirée fit tous ‘eligion, respecde ses aité de larmes,
nère et
1omme M. de
blia rien pour faire qu'on ne pût remarquer la moindre tache dans sa couche nuptiale.” Au bout de cinq ans de mariage, M. de la Peltrie mourut, laissant sa femme sans enfants; la petite fille née de leur
union étant morte de suite après
| son baptême.
Veuve et sans enfants, Mme de la Peltrie se sentit fort perplexe:
d’un côté elle était poussée à suivre son ancien dessein, et à entrer en religion ; d’un autre côté, la lecture
des “ Relations des Jésuites ”, jui
ayant mis au cœur une grande compassion pour l'âme de tant de Sauvages qui se Perdaient dans l'ignorance de la foi, elle pensait à se consacrer entièrement elle-même, avec toutes ses richesses, à la con- Version de ces malheure uxidolâtres.
Comme son âme se débattait dans cette incertitude et qu’elle demandait fréquemment à Dieu de l'éclai.
Ter Sur ce qu'il attendait d'elle, elle fut atteinte d'une grave maladie qui la mit si bas en peu de temps
qu'aucun Secours ne semblait pou-
E crande ant de dans sait à nême, 1 conatres, dans man- Claielle
adie
voir la sauver. Se voyant en cette extrémité, Mme de la Peltrie “ se sentit fortement inspirée de faire vœu de consacrer ses moyens et sa personne à la N ouvelle-France sans en rién communiquer à personne.
Peu après, le médecin, en arrivant, la trouva en bien meilleur état, et sans savoir ce qu’elle venait de faire, ni rien de son dessein, lui dit : “Madame, votre maladie es!
allée en Canada” Il parlait mieux qu'il ne le croyait et fit rire la ma-
lade, qui fut extrémement heureuse
de voir, par cet effet si extraordinaire, que Dieu acceptait son sacrifice.”
Ayant complètement recouvré la santé, la pieuse dame ne pensa plus qu'à son dessein, et prit la ferme résolution de consacrer ses biens et Sa vie à l’œuvre de la conversion des sauvages de la N ouvelle-France.
Elle remit entre les mains de per- Sonnes de mérite et de grande vertn
Un papier où elle avait écrit de sa
main “tontes ses es Vues, ses lumières
et ses sert:
ivré la a plus ferme ens et rsion 'ance.
> pere vertn le sa ières
ARR | | i0ON.
s'emyoyer, de tout son pouvoir, à
Dans cet écrit, elle déclare premièrement qu'elle n’a pas pris cette résolution à la légère ; bien au con-
, elle a été le sujet de ses en-
tretis intimes avec Dieu, surtout depuis six ou sept ans ; elle ajoute
que, Jendant une retraite, elle avait
sentiles mouvements si puissants pour hrocurer, par tous les moyens possilles, la gloire de celui qui possédaifuniquement son cœur, qu’elle
ne sgproposait pas moins que de
cn 2 la conversion et le salut
de toutes les nations du monde …
qu'elle aCCoMmpagnait en esprit bus ces apôtres de l'Evangile dans ] urs dangers et dans leurs fatigue/; et:
que cent et cent fois le jouf elle disait à Dieu : “ Faites de moi mon Dieu, tout ce qu'il vous plairg tout est à vous, mon Dieu, mon œur, mes biens, ma vie.” Elle aval|senti que Dieu acceptait l'offre qu'ale lui faisait d'elle-même, et que se{ projets réussiraient à sa gloire. | Mme de la Peltrie comphnaïit
cependant qu’elle n'était pasi
forte pour entreprendre tout ce que son zèle lui inspirait, et qu’elle devalt, en conséquence, se borner à une œuvre particulière. À quelle œuvre se consacrerait-elle ? elle n’a- À vait là-dessus aucune lumière ; elle Ê redoubla ses prières, ses dévotions, fit dire de nombreuses messes pour être éclairée, et enfin rien ne lui
apparut de plus avantageux pour
| la gloire de Dieu que de s’employer, | avec tous ses biens, à l’instruction
des petites sauvages du Canada.
O que de bon