CR
J'Y consacrerais toutes les richesses
de l’univers, si elles étaient à ma
disposition! que je souffrirais vo-
lontiers tous les martyres imagi-
nables pour coopérer au salut de ces pauvres âmes abandonnées ! ”
Mme de la Peltrie rencontra une
grande opposition dans l'accomplis-
sement de ses pieuses vues de la pari de son père. F1 avait pour elle la plus grande affection et ne pouvait concevoir qu'une jeune veuve de vingt-cinq ans, sans enfants, et
recherchée par les meilleurs partis
hesses
son père et d'entrer dans ses idées
de la province, fut sacrifier sa vie daus des pays si éloignés et si barbares. Il s’opposa donc de toutes ses forces au départ de sa fille, allant jusqu’à la menacer de la déshériter si elle persistait dans son
dessein. Mme de la Peltrie, ne vou-
.lant pas déplaire à un père qu’elle
aimait beaucoup, et de plus comprenant que, si elle venait à être déshéritée, elle n'aurait plus de ressources suffisantes pour son œuvre,
feignit de se rendre aux désirs de
au sujet d'un second mariage qu'il désirait beaucoup lui voir contracter. Peu de temps après M. de
Vaubougon mourait très chrétien. :
Lo] nement dans les bras de sa fille, | " Cette mort rendit Mme de la Peltrie entièrement libre de se donner tout entière à sa pieuse entreprise. Cette entreprise va être dé- hi, 25 sormais sa seule occupation, d
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