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Le, POUR PASSER EN CANADA. Son 1 le la ARRIVÉE À QUÉBEC. L. À don- | ntre- | Après être allée à Paris où elle
> dé- } s'entretint de son dessein avec de
doctes et éminentes personnes, BH Mme de la Peltrie se rendit à Tours pour choisir des ursulines et s’em-
pressa d'aller soumettre son dessein
à l'archevêque. Ce prélat, “très
affectionné au salut des âmes, ad-
mirant la vertu et le courage de
cette dame, lui fit connaître les grandes affections qu’il avait pour :
les missions de la Nouvelle-France, | et lui promit toute son assistance.” Nous avons déjà dit avec quelle cérémonie et quels sentiments de joie, Mme de la Peltrie fut reçue à L la communauté des ursulines. Elle .:
y choisit deux religieuses, la mère || Marie de l’Incarnation et la mère L :
Marie de Saint-Joseph, fille de M. | 1
ia P eitrie et Ses
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deux compagnes allèrent prendre congé de Mgr l'archevéque de Tours qui contempla “ ces. trois charitables âmes comme trois victimes qui allaient s’immoler à tant de croix jusques au bout du monde.” Sa Grandeur voulut communier avec elles à la messe célébrée dans sa chapelle, et leur donna ensuite sa sainte bénédiction.
Les trois compagnes vinrent alors à Paris, où Mme de la Peltrie espérait trouver quelques autres ursu-
lines de la communauté de cette
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ville. N'ayant pu obtenir à cet effet
l'approbation de Mgr de Paris, on choisit, dans la communauté des ursulines de Dieppe, la mère C6.
cile de Sainte-Croix.
Le 4 mai 1639, après mille diffcultés, Mme de la Peltrie et ses trois compagnes s'embarquèrent pour ce
pays après lequel elles soupiraient.
Sur le même vaisseau se trouvaient des pères jésuites et des religieuses
hospitalières, destinées à soigner s les malades et les blessés. Après 1
ühe traversée périlieuse, on arriva
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à Québec le ler août 1639. Les
arrivants furent reçus par le gou-
verneur, M. de Montmagny, par les
jésuites et par tous les Français et
Sauvages, avec les démonstrations de la joie la plus vive.
On se rendit d’abord à la chapelle, où on chanta un 7 Deum, puis on conduisit aux maisons qui leur étaient provisoirement destinées ces vierges consacrées à Dieu qui venaient de sortir du vaisseau
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TaîChes et aussi vermeilles,
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