‹ Madame de La Peltrie [microforme]Chapitre 8 sur 15 · MADAME DE LA PELTRIE PARMI LES SAUVAGES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

MADAME DE LA PELTRIE PARMI LES SAUVAGES CHRÉTIENS

Une grande joie était réservée l’année suivante à Mme de la Peltrie ; car Mer l'archevêque de Paris, voulant participer à l'instruction et au salut des âmes que les ursulines cultivaient, envoya à leur

fondatrice deux Sœurs de la com-

munauté de Paris : mère Anne de

Sainte-Claire et mère Marguerite

de Sainte-Athanase. Mme de la

Peltrie, accompagnée de ses petites élèves fut les recevoir, et après les avoir ermbrassées avec une grande

tendresse elle les conduisit à la cha-

fe

pelle, puis en leur maison.

Un des plus grands bonheurs de | Mme de la Peltrie était de pourvoir 1 faire la sainte communion à Sillery À 8 avec les sauvages néophytes. Un | D certain jour elle eut la suprême Si :

consolation de se trouver à la sainte

table entourée de q

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le la

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8 de

voir lery Un

néophytes. C'est à eux que $se Tapportaient sans cesse toutes ses pensées, toutes ses espérances.

Aussi voulut-elle, le jour de Noël 1640, assister parmi eux à Sillery à la messe de minuit.

Quand les sauvages chrétiens eurent appris qu'elle leur faisait l'honneur de les visiter à cette grande fête, ils allèrent la chercher, hommes, femmes et filles ; c'était à qui lui ferait le plus de caresses.

Mme de le Peltrie amenait avec elle

ieurs de ses petites élèves sau-

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vages qui, pendant la sainte messe,

chantèrent un Cantique en leur langue sur la naissance du Sauveur. Tous les sauvages reprenaient les strophes qu'ils chantaient les uns après les autres. Quelle consolation pour Mme de la Peltrie de voir ses chères élèves édifier ainsi leurs parents! Un spectacle bien édifiant aussi vint augmenter la joie de cette pieuse dame. Comme elle entrait le soir dans la maison

d'un sauvage, Noël N egabamat,

elle le trouva à genoux ainsi

toute sa famille, faisant leurs

prières, récitant de longues oraisons, bien qu'ils eussent assisté à la prière commune qui se disait dans la chapelle.

Nous venons de voir Mme de la Peltrie assister à la messe de Noël parmi les sauvages, nous allons la retrouver, le Jeudi saint, à l'hôpital dans une charitable occupation. Après la sainte messe, les malades ayant été rangés les hommes d’un côté, les femmes et les

ütre, eut lieu ie lavement

$ < (Ras HER & 6 - ue S LES Un : s . ; SRE Res Fo ë A dont ca De Sn 5 11. : 4 . ÿ

des pieds. Le Souverneur, le che-

Valier de l'Isle et les principaux

Français lavèrent les pieds des hommes ; Mme de la Peltrie et les :

religieuses lavèrent les pieds des

femmes et des filles sauvages avec

une grande affection. Dieu sait

Si Ces pauvres barbares, voyant

des personnes d’un tel mérite à

leurs pieds, étaient touchés, ”

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