ACTE II, SCÈNE V
pable qui vient chercher son arrêt. La tribune était vide !... madame, vous êtes mère ou vous le serez un jour; mettez-vous à ma place... m’est-il possible de vivre ainsi? Qu’est devenue ma fille? est-elle absente, est-elle malade, est-elle morte?... Il n’y a que vous ici qui puissiez vous en informer et me le dire. Je vous conjure de me faire cette charité. ( Elle se jette d genoux.)
IA MARQUISE
Ah! que faites-vous?... est-il nécessaire de vous humilier ainsi pour avoir droit à toutes mes sympathies. Je veux, je dois vous secourir; et ce n’est pas assez du service que vous me demandez... Je prétends vous aider à sortir d’ici...
MARIE
Que dites- vous P
• LA MARQUISE
Je ne puis exprimer ce que j’éprouve.
MARIE
Vous avez pitié de moi; cela se voit sur votre visage. Mon Dieu, quelle bonne inspiration j’ai eue de m’adresser à vous !...
LA MARQUISE
On vient, tenez-vous à l’écart sans vous éloigner tout à fait. J’ai d’autres questions à vous faire.
MARIE
Oh ! merci ! merci ! (Elle se retire au fond.)
la marquise, sur le devant.
Quelle haine tiendrait contre un pareil malheur? Ah ! si Montbrun l’eût vue ainsi, je n’aurais pas eu de rivale. (Une religieuse est allée ouvrir la porte d'entrée. Thomé parait d’un côté, la supérieure, les religieuses et les condamnées de l’autre .)