I.A SUPERIEURE
Qu’il soit le bien venu 1
i.a marquise, à elle-même.
Il la cherche des yeux; mais il ne l’a pas encore reconnue.
thomé, bas à son fils.
Allons, Henri, quelques mots de politesse.
Henri, à la supérieure.
Madame.. .
THOMÉ
Ce n’est pas long !
Henri, à part.
J’ose à peine regarder autour de moi.
THOMÉ
Madame la supérieure, mon fils parle peu, mais vous le verrez agir, et j’espère que ces dames auront confiance en lui. Pour moi, je suis bien aise de leur rappeler que je suis toujours à leur service, et s’il en est quelqu’une qui ait quelque mémoire à faire rédiger, quelque appel à interjeter contre le jugeipentqui l’a frappée...
toutes les pemmes, moins Marie.
Oh 1 moi ! moi ! je suis innocente! je suis innocente !
THOMÉ
Quoi ! toutes innocentes!... n’aurait-on enfermé ici que les plus honnêtes femmes du monde? ( Prenant à part la marquise et la supérieure .) Leur prétention me rappelle un mot du prince de Conti. Passant à Marseille, il visitait les galères et interrogeait les pauvres forçats qui protestaient à qui mieux mieux de leurinnocence. Un seul, moins audacieux ou plus enduici, convint qu’il était coupable, a Vite, dit le prince, qu’on fasse » sortir d’ici ce misérable dont la société corromprait tous ces » honnêtes gensl » (Haut.) Mesdames, en tout ce qui me paraîtra juste et convenable, je serai heureux de vous servir 1
HENiii, à part.
Elle n’y est pas !... elle n’y est pas !...