LA VERRIÈRE, MARIE, AMÉLIE
Marie... Marie...
marie, poussant sa fille dans ses bras.
Eh bien, monsieur, la désavouerez-vous maintenant ? la VEnniÈRE, assis et embrassant sa fille.
Amélie 1 ma tille! va demander ma grâce a ta mère... car cette dame ost ta mère, entends-tu bien ?
Amélie court dans les bras de sa mère, regarde son père qui est à
genoux, attire sa mère par la main , et la lui met datis celle de
son père,
la verrière, à yenoux.
Je vous ai bien fait souffrir...
MARIE
Nous avons bien souffert tous les deux ! (Il lui baise la main à plusieurs reprises. Mon Dieu, comme vous ôtes pôle... vous chancelez?...
la verrière, tombant dans un fauteuil. *
Ce n'est rien... Depuis quelque temps ma santé n’est pas bonne, mais maintenant que je suis heureux, je me rétablirai. (Amélie est à genoux entre les jambes de son père qui a la main appuyée sur sa tête.) Marie, avec quel bonheur, avec quel éclat je vais proclamer votre innocence ! Le monde auquel vous êtes rendue va vous adorer comme une martyre et comme une sainte! Mon Dieu, prolongez ma vie pour que j’aie le temps de réparer, à force de soins, de respects, de tendresses, tout le mal que je lui ai fait!... (Il s’évanouit.)
marie.
Mon ami ! mon ami! il ne m’entend plus... il perd connaissance,.. Ah ! du secours ! du secours ! ( Elle sort avec sa fille. La marquise sort de chez elle , t'a à l’armoire sur laquelle Henri a laissé la clé, y prend un flacon, verse ds l’eau dans un verre, et y mêle le contenu de ce flacon ; puis elle va présenter ce breuvage à La Verrière.)