‹ Madame de Maintenon d'après sa correspondance authentique [microform]: choix de ses lettres et entretiensChapitre 43 sur 98 · A M. L'ÉVÊQUE COMTE DE CIIALONS · texte numérisé non relu

A M. L'ÉVÊQUE COMTE DE CIIALONS

Manuscrils de Mouchy, t. I, p. 89.

Ce dernier jour de l'an 109 J.

M. de Mcaux accorde tout, et nous allons lui envoyer U"^*" Guyon ; le Roi le dira à M. l'archevêque, et lui parlera connue croyant qu'il ne faut plus parler de celle affaire. J'espère qu'avec cela le zèle du prélat se refroidiia. Je viens d'écrire à iM. de Meau.v; je ne l'avois pu ces jours passés, m'étant trouvée assez incommodée d'un rhume. Je le presse de tout finir, et de déclarer à nos amis ce qu'il pense de la doctrine de celte femme. Je lui représente qu'après cela il aura tout le temps d'examiner les écrits qu'il a, et d'y répondre comme il le jugera à propos. Ma raison de le presser, nionsieui', est que je crois (pie l'aflaire qui vous fut consultée la veille de votre départ réussira au premier jour, et qu'il me semble que vous devriez avoir décidé avant ce changement de condition'. Mandez-moi, monsieur, si vous m'entendez : je craindrois de me tiop expliquer.

J'ai vu un moment M. de Noailles; je suis aussi contente de son cœur par rapport à moi que je le suis peu de sa santé : la mienne est encore trop mauvaise pour vous en dire davantage, ayant h écrire quatre lettres pour M™»' Guyon. Auriez-vous cru que ce fût par moi quelle dût se tirer d'affaire? mais je crois élre en sûreté quand je pense qui j'ai consulté.

* M'""' Guyon offrait de se retirer dans un couvent du diocèse do Meaux, sous la direction de Bossuet. On proposait après cela d'élever Fénelon au sièjje vacant de Cambrai, et l'on pouvait ainsi espérer de voir s'apaiser toute cette ajxitalion.

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