SCÈNE PREMIÈRE
LE COMTE DE LUDE, stupéfait devant le fauteuil %iae ;
UN PETIT LAQUAIS, puis M. DE LAVARDIN, puis FRANÇOIS COLLETET.
M. DE LUDE
Scarron dehors ! Mais c'est incroyable, inouï ! ...
M DE LAVARDIN, entrant, au comte de Ludt.
Bonjour, comte.
Apercevant à son tour le fauteuil vide.
Comment? Scarron n'est pas chez lui!
FRANÇOIS COLLETET, entrant.
Victoire! On a sifflé, l'autre jour, du Corneille. En étiez-vous ?
M. DE LUDE, lui cachant le fauteuil.
Poète, apprends une merveille.
COLLETET
Laquelle ?
M. DE LUDE
CoUetet, je vous le donne en cent, Je vous le donne en mille.
COLLETET
Eh?
M. DE LUDE, montrant le fauteuil vide.
Scarron est absent!
COLLETET
Ah! pour une merveille, en effet, c'en est une.
M. DE LUDE
J'y suis!... Le cul-de-jatte est en bonne fortune.
Ils rient.
COLLETET
S'il VOUS entendait, comte, il serait indigné. Il aime, en bon mari, Françoise d'Aubigné.