SCÈNE II
SAMUEL, seul.
Donc l'échafaud se dresse... En m'y voyant paraître, Ils n'auront plus le droit de m'appeler un traître ; Et la mort m'est bien douce après l'horrible affront Que leur cruelle erreur a jeté sur mon front. O mon sang, tout mon sang pour laver cette boue. Ce crachat du vieillard qui me brûle la joue! Mort! Sois la bienvenue et prends-moi ! Je suis prêt. Merci, juges de sang, j'accepte votre arrêt; Il me permet enfin de relever la tête.