t je n'ai nicnie ici prolongé ma présence
Que dans votre intérêt et par reconnaissance.
C'est même, en vous quittant, le seul bonheur que j'ai
De vous avoir servi... Mais tout est bien changé !
Les voici revenus pour vous, les jours prospères.
Bientôt vous conduirez sous le toit de vos pères
Une épouse choisie, enfin digne de vous
Et des femmes de qui vous viennent ces bijoux.
Celle que vous pourrez aimer comme une égale,
Et qui saura porter la couronne ducale.
Elle prendra la place ici que j'occupais ;
Et moi j'entre au couvent afin d'y vivre en paix.
JEAN, à part.
je crois tout deviner... O pauvre âme blessée!
VÉRONiaUE.
Gardez-moi, n'est-ce pas ? une bonne pensée ; Moi, je prierai pour vous, c'est tout ce que je puis Désormais. Ayez soin de mon pauvre oncle ; et puis, Plus tard, quand vous serez un père de famille, Peut-être verrcz-vous revenir l'humble fille Qui toujours aura fait pour vous des vœux fervents. Et qui vous aimera dans vos petits enfants.
JEAN
Partir!... Vous partiriez d'ici, chère petite!... Mais à ce seul penser qu'il faut que je vous quitte, Savez-vous que mon cœur a frissonné d'efîroi ? Asscvons-nous tous deux. Voyons! écoutez-moi...