‹ Madame de MaintenonChapitre 20 sur 128 · ACTE I. SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I. SCENE II

LOUVOIS

Non.

Vous n'avez rien trouvé contre la Maintenon. — Ah ! vraiment, l'on me trompe et l'on me dévalise ! Quand le roi très chrétien, fils aine de l'Eglise, Va se déshonorer, quand il veut, — j'en pàHs De rage ! — faire asseoir sous les trois fleurs de lys Les restes de Scarron, le bateleur, sa veuve; Et quand, pour l'empêcher, je demande une preuve, Un de ces souvenirs des anciennes amours. Tels que ces femmes-là les conservent toujours. Des lettres, un portrait, n'importe quoi ! personne N'y parvient.

GRISARD

Monseigneur a tort, s'il me soupçonne.

J'ai fait ce qu'on pouvait tenter humainement. Quand la marquise sort de son appartement. J'entre, moi; j'ai les clefs de toutes les serrures; J'ai fouillé les habits, inspecté les parures. Sondé tout, feuilleté les livres, soulevé Tentures et tapis, et je n'ai rien trouvé.

LOUVOIS

Mais cette aventurière est donc invulnérable.... Et pourtant, j'en suis sûr, c'est une misérable. Nous ne savons que trop son étrange passé, Après que son mari, Scarron, eut trépassé.

— Ce n'est que bien après qu'aux bâtards on l'attache.

Pour aller recevoir l'aumône, à Saint-Eustache,

Elle marchait alors à pied dans les ruisseaux.

Le vieux Villars, Beuvron et les trois Villarceaux

L'ont fait vivre; elle avait la Lenclos pour amie.

Et rien n'a surnagé d'une telle infamie ?

Allons donc!

GRISARD

Je peux dire à Monsieur le marquis Que, d'après les derniers rapports, il est acquis Qu'elle avait un amant, môme avant son veuvage, Un jeune huguenot, espèce de sauvage, Citant l'Ecclésiaste et vêtu de bougran...

Cet homme s'appelait

Et puis?

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