‹ Madame de MaintenonChapitre 81 sur 128 · ACTE III. — SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCENE X

Samuel. Ce complot avait tout votre blâme; Pourquoi si promptement vous y jeter ainsi?

Pour me venger.

CROIX SAINT-PAUL

De qui ?

SAMUEL

Du roi qui dort ici.

CROIX SAINT-PAUL

Le roi, lui qu'au Synode, hier, vous défendîtes?

SAMUEL

Que, pour avoir parlé, mes lèvres soient maudites ! J'étais, le lendemain, victime du tyran.

CROIX SAINT-PAUL

Si nous réussissons, Samuel de Méran,

Je vous demanderai pardon de ma conduite ;

Mais, vraiment...

SAMUEL

Il suffit. Agissez tout de suite.

Au lieu de perdre ainsi le temps à m'outrager, Et, pour me juger mieux, montrez-moi le danger.

CROIX SAINT-PAUL

Eh bien, soit Prenez donc la clef de cette porte.

Le poignard dans la gorge à qui crierait : Main forte ! Allez. Nous vous suivons. — Sois pour nous, Dieu des forts !

Au moment où Samuel, suivi des trois protestants, s'approche de la porte basse, toutes les autres portes s'ouvrent et laissent déborder sur la scène des soldats armés, dont quelques-uns portent des torches,

LES HUGUENOTS, entourés par les soldats et mettant l'épée à la main.

Ah!

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