ACTE IV. — SCÈNE IV
L O U V O I s , lisant une dépêche .
De Madrid. — Ah! vraiment, sous le roi Charles deux L'Espagne offre un tableau de deuil et de tristesse. Ce Mœdina qui met à l'encan la grandesse, C'est scandaleux.
MADAME DE MAIXTENON, à part.
Qu'ont-ils pu se dire tout bas ?
LOUVOIS^ lisant une nouvelle dépêche.
De Rome. — Le Saint-Pére...
LE ROI, avec impatience.
Ah ! ne m'en parlez pas.
Si le pape est de fer, le roi sera de bronze. Je reste gaUican.
LOUVOIS
Pourtant, Innocent Onze, Dans un bref très récent, donne comme certain Son droit...
Il ne sait pas, m'a-t-on dit, le latin ; Il cessera de nous en inonder, j'espère. Nous prendrons, s'il le faut, Avignon au Saint-Père. Je suis un assez bon catholique, je croi ; Je l'ai prouvé. Qu'il sache, aussi, que je suis roi. — Passons. L'armée ?
LOUVOIS
Au grand complet, malgré la trêve.
Mais, comme le canal du Languedoc s'achève, Nos soldats, devenus terrassiers et maçons, Auront bientôt fini les travaux.
LE ROI
Biens, passons. — La flotte ?