‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 117 sur 204 · MADAME DE MOHTESPAN A MADAME DE MARQUENAT · texte numérisé non relu

MADAME DE MOHTESPAN A MADAME DE MARQUENAT

SUPÉRIEURE DES AlfNORCIADES DE MEULAIf*.

A Saint-Germain, ce 20 décembre [1680]»

J'avoîs fait répondre â la lettre que vous m'aviez fait l'hon-

* Bibl. du Louvre. Ms. 325-3, Correspondance de Nouilles; fol. 43 1 lettre aulographe non signée.

* Nom illisible. On dirait de Tors ou des Forts. Il y avait, au dixseptième siècle, une famille nombreuse portant ce dernier nom. On Toit en juin 1693 (Journal de Dangeau, table), un marquis de Tors, colotael du régiment de Flandre.

> Ixitres écrites à Voccasion de la construction du couvent des An-

t256 LETTRES DE MADAME DE MONTESPAN

neur de m'écrire, mais Thomme se trouva parti; ain^*' Madame, je vous répéterai les mêmes choses que je \0^^ mandois, qui étoient que je croyois qu'il falloit que \o^^ écrivissiez à M. Colbert pour se souvtnir de vous et qu'^^ même temps vous envoyassiez pour le roi une lettre ou placet qui porleroit que, vous ayant fait espérer qu'il feroît achever votre bâtiment, et qu'étant même convenu d'une somme en plusieurs payemens, vous avez lieu de croire qu'il a dessein d'achever celte bonne œuvre à laquelle la reine, sa mère, s'étoit obligée par vœu, et l'avoit prié de finir ; que cependant vous n'avez entendu parler de rien 3 epuis l'année passée, et que le besoin est pressant.

Je vous dis seulement en gros les choses que vous pouvez toucher; vous en mettrez plus ou moins, selon que vous l€ jugerez à propos.

Pour ce qui regarde l'affaire dont ma sœur de Jésus-Hax*is m'a écrit, je vous supplie de lui dire que j'aurois une extrême joie de la pouvoir obliger, mais qu'il m'est impossîtok en cette occasion ici. Je réponds devant que d'avoir entendu la personne dont elle me parle, mais je ne parle &^ roi d'aucune affaire pour personne ; je me suis seulement réservé cette liberté pour quelques communautés ; encore je vous assure que je le fais avec beaucoup de réserve. /^ ne laisserai pourtant pas de lui donner votre placet, si vouî5 voulez me l'envoyer. Je crois qu'il sera bon aussi que vous en fassiez parler à Monsieur par madame la princesse Palatine, afin que tout le monde agisse en même temps, et que cela puisse attirer un ordre positif. Je vous assure, Madame, que je le souhaite presque autant que vous, ayant une estime toute particulière pour voire communauté et beaucoup

noneiades de Metilan, publiées par M.J.-A. Le Roi. (Versailles, 1860.) La lettre est tout entière de la main de madame de Montespan, et signée Françoise de Hochecliouart,

d'amitié pour VOUS. J'espère que vous rue conservez toujours celle que vous in*avez promise, el que vous nie faites la justice de me croire votre très humble et très obéissante servante.

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