MADAME DE MONTESPAN A DANIEL HUET
A Fontevrault, ce 2 décembre (?)
votre oubli, quoique injuste, n'attaquoit que moi, je le pirois , mais comme je vois qu'il s'étend jusque sur vous, e, par conséquent, il attaque votre santé et même votre e ne puis m'empêcher de vous faire souvenir que le )on vous a pensé tuer, ainsi que tous vos domestiques,
tte lacune existe dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale inferme la copie des lettres de Iluet et de madame de Montespan. 'ase est inintelligible.
et qu'un poêle vous avoit faitenfler le genou et réduit àTeoir prendre la douche à Bourbon, qui tous tira prompteinentde ce pitoyable état. A quel point d'ingratitude vous laissez-Tons donc aller en négligeant un remède qui vous a été si utile, pour vous livrer à Tétude de nouvelles connoissances dont le succès est incertain? Ne fournissez donc point de noaveA exemple de cure comme la vôtre ; suivez l'ingratitude (fui TOUS entraine avec vos Normands, pendant que sagemeni nous irons à Bourbon où vous serez regretté et souhaité, mal;:ré vos défauts qui augmenteiit tous les jours.
Ma sœur ne vous veut point écrire aujourd'hui pour vous laisser le temps de penser à votre conduite, ne doutant pas qu'un peu de réflexion ne vous ramène à Bourbon et à nous. Madame de Beaumont^ vous mande qu'elle avoit toujours regardé comme un malheur de ne pas être sur vos papiers, mais qu'elle en voit présentement d'autres qui n'y ont été que pour s'en faire effacer. Madame de Monsigneau se pique de ne pas vous désirer. Madame de La Verderie est bien fâchée de n'en pouvoir faire autant*.