‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 154 sur 204 · MADAME DE MONTESPAN A DE GAIGNIÈRES · texte numérisé non relu

MADAME DE MONTESPAN A DE GAIGNIÈRES

A Fontevrault, ce 27 novembre 1693.

En quelque temps que m'^rrivent des marques de voir^

* GabrieUe de Mortemart, abbesse de Beaumont-les-Tours depuis lO^^- (Voir lettre 42, note 1.)

* Mesdames de Monsigneau et de La Verderie étaient des religieu» ^^ de Fontevrault. On trouve deux lettres de madame de La Verderie êi ^^ Gaignières ù la Biblioihèque impériale; Mss 493 D, fol. 100 et 102.

Cette lettre est la dernière (lue l'on ait de madame de Montespa r» ^ llnet. Il est aisé de voir, aux récriminations aigres-douces qu'elle co^" tient, que, de part et d'autre, on ne s'entendait plus.

* Bibl. imp. Mss. 493 D, fol. 288. Uttres de Gaignières. La lettro est autographe, non signée.

Le bon Gaignières, qui survécut à Madame de Montespan, resta ju^-*

aiuilié, Monsieur, j'y suis toujours fort sensible. Cette occalion id est bien faite pour moi ; elle m'est même arrivée dansle'tempsqueje m'y attendois le moins. La mort surprend toujours*, pour soi ou pour les autres, et augmente . encore par là le déplaisir. Je vous rends mille grâces de la part que vous prenez au mien. Croyez, je vous supplie, que je coufirme la reconnoissance que je dois de toutes vos honnêtetés dont je vous demande la continuation. Nous en avons même de grands besoins, mais je suis trop triste pour pouvoir entrer en matière sur des sujets qui ne regardent que •avanité et le plaisir.

9"'^ la fin un de ses fidèles. Le 23 mai 1703, il écrivait de Paris à une ^<*ame de Marsay qui était' à Bourbon avec madame de Montespan : • Je ne sais pourquoi, Madame, je n'ai reçu qu'aujourd'hui la lettre 90e Vous m'avez fait la grâce de m'écrire du 15 de ce mois Je gron- «erai le facteur. Je ne saurois croire qu'il faille tant de temps pour ▼enip <je Bourbon. Je commencerai par vous faire bien des remerciions de votre exactitude Elle m'a touché au dernier point. Je vous v'PPUede le croire, Madame, et que je vous suis sensiblement obligé ^^ni'avoir donné des nouvelles de la santé de madame de Montespan. gérance que vous avez que ses remèdes lui feront du bien me donne .?® grande joie. Personne ne sauroit lui désirer une santé plus par- !^^® que je le fais. Ses bontés me sont toujours présentes. Ainsi, jugez ®. ïHa reconnoissance et de l'intérêt véritable que je prends à tout ce ^} la regarde. Je vous prie de l'assurer de mes humbles respects et de

* ^3 ire bien ma cour. »

I * y a plusieurs autres lettres de G aiguières à madame de Marsay où

^t aussi question de la santé de madame de Montespan. — Le 9 eep-

. ^bre 1703, il lui écrit encore : « Je vous supplie, Madame, de con-

■^^er à faire toujours bien ma cour à madame de Montespan. L'on ne

^*tra jamais au nombre de mes défauts celui de l'ingratitude... »

Madame de Montespan avait perdu madame de Thiangrs, sa sœur, ^**le le 12 septembre précédent.

r^tS LETTRES DE MADAME DE 1I05TESPAN

Ci. MADAME riE V0?(TESPA5 A LA DUCHESSE DE 50iILLESi.

A Paris, ee 20 décembre [1699.]

M. le duc de Noailles est donc parti, Madame ; j'oserâ vous assurer que je pense tout comme yous sur son TOjip; je int! rt'jouis du bon et je crains pour sa santé. Il mefitoe visite, il y a quelques jours; notre conversation fut courte, parce qu'il avoit beaucoup d'affaires et qu'il vouloit parier à d'autres personnes devant que de m'en dire davantage. De sorte, Madame, que je me vois en état de vous répéter vos propres paroles, en vous demandant : Où en sommes* nous? J'ai même bien peur qu'il s'en faille tenir comme je vous Tavois dit aux paroles de M. le marécbaP qui voulut hum rn'assurer que les changeinens qui pourroient arriver lions celte affaire ' n'en mettroient point dans notre amitié. Je vous en fais ressouvenir par le cas que je fais de cette amitié.

J'fii envoyé tantôt chez vous pour lâcher d'avoir rhonneur (!<• vous voir; mais je crois que vous voudrez bien recevoir par celle letlre les assurances de mes désirs, de mes regrets i et ('Il un mol d'une amitié très-sincère et très-fidèle pouî vous (ît pour M. le maréchal, avec tout le respect que je vous dois.

* Hibl. (lu Louvi'e. Ms. 325-3. Correspondance de Noailles, fol. ^* I^llt'o dictée et signée Fk. de Rocuichouart.

■ Madame de 3Iont<'gpan appelait indistinctement M. de NoaiH^ M. le duc ou M. le maréchal. Il en était de môme pour madame de NoîiilleB. Cependant la qualification de maréchale revenait le plus souvent. l.c duc de Noailles avait été nommé maréchal de France au foO^ di* iii;«rs 1093.

■• Ut' (pj'fllc affaire s'agissait-il?

^- xïi

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