‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 156 sur 204 · L. F. DE BoonBOH · texte numérisé non relu

L. F. DE BoonBOH

l'ost-scripliiiii du duc de Buurban :

^aoiela ducliesse mepormet.monclier cousin, de vous ■■. que l'on ne ptiut prendre plus de part que je fais il ce qui vous vient d'arriver, vous aimant, en vérité, P cher cousin, de loulnion cœur.

|— JIADAME DE MONTESPAN A LA btICIlESSE DE NOAII.LES'.

le sais aucune nouvelle de l'affaire â laquelle je in'in-

e tant que par vous, Madame ; celle circonstance-là

roit joindre à toutes les autres extraordinaires qui s'y

Dirent) car nous sommes d'ailleurs Tort bien ensemble;

■ on ne nous parle non plus de celteaffaire-lù.â ma sœur

M. du Louvre. Hs. F. 325-2. C.arrespmdaafie de Noaillei, p. 138. " "^ lademniselle lie Naiites (Louise-Frai içoisej, devenue liucliesse de haixin en lliS5.

' Bib!. du Louvre. Ms. 335-3. Corresponilatiee de SoaUltn, fol. il. MlL'e dir.l^e el signée.

et à moi, que s'il n'en avoit pas été question. Je commence! à croire que mon étoile de mariage a causé le retardement de celui-là pour m'en donner le plaisir* ; ce m'en sera un grand, je vous assure, aussi bien que tout ce qui pourra vous arriver d'avantageux et à toute votre famille. Je compte d'aller ù Paris immédiatement après les eaux; mais comme il pourroit bien être encore trop tard pour les orangers, je vous envoie le billet pour Pécheur. Je me trouve bien heureuse d'avoir quelque chose qui vous puisse être agréable; usez-en, je vous supplie, sans façon, et comptez qu'il n'j a personne qui connoisse mieux que moi ce que vous valez, ni qui vous aime plus tendrement, le tout sans manquer au respect qui vous est dû.

Je ne vous dis rien de la part de ma sœur, parce que nous sommes, chacune de notre côté, dans l'angoisse de nos remèdes ; mais vous devez connoitre ses sentimens pour vous. Permettez-moi de faire ici mes complimens à H. le maréchal et à M. l'archevêque*.

^ Quelles étaient les personnes qu'il s'agissait de marier?

"» Louis-Antoine de Noailles, frère du maréchal; né le 27 mail65li cvêque de Galiors en 1679, de Châlons la même année, archevêque de Paris en 1695. A cette occasion, madame de Montespan lui écrivit la lettre suivante qui fait aussi partie de la collection du Louvre :

« Samedi soir (août 1695).

« Les personnes de communauté ne sauroient trop prendre de précautions pour se bien mettre auprès de leur archevêque. C'est dans cette vue, Monsieur, que je vous demande votre protection, et que j'ose vous assurer que madame Marthe (la supérieure de Saint-Josepl») et moi sommes les supérieures de Paris les plus contentes d'avoir affair<^ à vous. »

Au sujet de la même nomination, sœur Louise de la Miséricorde écrivit au maréchal de Noailles une charmante lettre de félicitations que nous avons publiée à la suite de la nouvelle édition de ses Réflexioii^ sur la miséricorde de Dieu (t. II, p. 18). La comparaison de ces deux lettres est intéressante en ce qu'elles font bien voir la dilférence de caractère des deux favorites.

DE SA FAMILLE ET DE SES AMiS. Z^li

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