AU ROI
« J'entends déjà le bruit des armes Et le tambour qui bat aux champs; Je sens renaître les alarmes Que vous me causez tous les ans.
Versera i-je toujours des larmes A chaque retour du printemps? »
le Paru, août 1854, p. 1f»5. — le» Femme» ehâHêûwniirei iou» louin XIV; par M. Philaréte Chasles.
PièM m* III.
CllIQ LETTRES AUTOGRAPHES DE SŒUR LOUISE DE Là HISËRIGORDE'.
M* 1. — ▲ NONSEIGHEini l'MqUE DE 80I880RS (dANIKL nJEl)*.
Ce rendradi an soir.
Nous recevrons la saiute relique et la visite dont tous voulez bien nous honorer, Monseigneur, demain, à Theure que vous voodrei.
ScBurLmsedelaMiséricùrdet
R- (?• ïnd.
* Nous avons publié en 1860, ft la suite des BêpfxiomMmr U wtuérUtrie de Dieu de la duchesse de La Vallière (S vol. in-iS. Techeni^), douxe lettres adressées par elle à diverses personnes, depuis son entrée aux Carmélites. Nous saisissons roccasion qui se présente d*y ajouter celles qn^on va lire. Eo existe-t-il beaucoup d'autres? Nous ne le pensons pas. Nous avons on! dire, il y a long^temps, à M.Cousin, qu*un collectionneur, babitant la provinee. possédait un billet de mademoiselle de La Valliére à Louis UV. D est à désirer qo'il soit aussi publié. Les amateurs d'autographes commencent à comprendre que la publicité donnée à une pièce intéressante en augmente la vaiear. Ainsi, une lettre de madame Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, qu'on peut lire eu entier dans les Mémoires de Twenne, t. I, p. 477, a été payée :;00 francs, le 9 mars 1867.
' Gomme nous Tavuns fait pour madame de Montespan. nous reprodaisous les lettres ci-dessous d'après l'orthographe moderne. — Nous croyons les II"* 2 et 5 inédits. — Le n« 1 se trouve en copie dans la Correspondance it lluet, t. 1, fol. 69, verso. (Bibl. imp. Nss. F. F. 15, 188.) — Le n* 2 fait partie (lu cabinet de M. le marquis de Fiers, qui nous en a trés-gracieusefflenl donné cojùe. — Nous ignorons à qui appartient le n' 3. — Le n* 4 a clé pU' blié dans VAmalcur d'autographes des l'M6 août 1867. — Enfin, le n* 5, qui est à la Biblioihèque impériale, a déjà été imprimé dans V Iconographie fmça ne. Nous l'avons aussi publié, maisffi note, ainsi que le n« 1, dans notre l'dition des hcflexions sur la miaértcorde de Dieu, t. Il, p. 262, et c'est pour cela que no«>s croyons devoir les reproduire ici.
Ajoutons que la trés-curieuse lettre du 24 août (1694) à la marquise «rUuxelles, que nous avons publiée dans les Réflexions sur la miséricorde it bien, t. 11. p. 16, d'après une copie existant à la Bibliothèque de TArsenal, Mss.; Belles-Lettres, 369, in-4", se trouve, en original, à la Bibliothèque impériule, Hss. 493 D, fol. 9.
Un sait que los trois initiales de la fin signifient : Religieuse etrmilite indigne»
SŒUR LOUIbE DE LA MISÉR;IC0UDE. 503
N" i. — A NONSEIGNUm l'ÉvÊQUE D^MUUIGHES ' .
Ce 5 avril.
Nous avons été toutes très-sensibles à ce que vous nous dites de flatteur dans la lettre que nous a ^remise M. Dodart *. Sœur Ëulalie n^est pas rétablie, tant s'en faut. Elle a la poitrine très-mauvaise et un grand rhume qui lui remplit (sic), de manière que Ton peut * craindrefBli hydropisle de poumon. Elle a demandé les sacremens. f^'est une véritable sainte* Plût à Dieu qu'après tous mes crimes passés et mes inOrmités présentes, je fusse au moment de la mort et de la miséricorde de mon Dieu !
Sœur Louise de la Miséricorde, R" C- Ind.
Ce 10 mai 1699.
Nous craignons, ma chère sœur, que le long temps qu'il y a que nous ne vous avons point fait de réponse ne vous ait mise en peine. Nous n'écrivons, le carSrhe, que par nécessité ; et depuis, nous n'avons pu ce que je vous avois mandée C'étoit ce que Ton nous avoit dit, et non ce que nous croyions ; vous avez pris l'alarme sans sujet '.
Faites toujours votre devoir, ma chère sœur, avec charité et douceur. Dieu vous le rendra, lui pour lequel vous travaillez. Nous vous renvoyons tous vos papiers, étant inutile que nous les gardions.
* Nonsavpnsdjiqiie Daniel Huet, nommé évoque de Soissonsen168o, n'ublint pas ses buUes pour cet évêché, où il ne résida jamais. En 169:2, il fut appelé à l'évêché d'Âvranches, dont il se démit en 1699 pour venir se fixer à l'aris.
* Denis Dodart, docteur en médecine, conseiller-médecin de Louis XIV. Né à Paris en 1634, membre de l'Académie des sciences en 1675. 11 était dévoué aux pauvres et plein de zèle pour toutes les œuvres charitables. Mort le 5 novembre 1707.
' On voit que tout cela est fort obscur.
Priez bien Dieu pour nous, je tous prie , ina chère sœur, et tos bonnes sœurs vos compagnes, et ne doutez jamais de notre aiïec- l^ït tion. ma
Sœur Louise de la MUéricorèt, 1 1
R" C" Ind.
Ce t décembre.
Puisque je suis assez heureuse , Monsieur, pour être de odlesqui ont rhonneur dètre connues de vous dans cette maison, tromet bon que je vous témoigne la sensible reconnoissance que j'ai de la Irès-obligeante lettre que vous avez eu la bonté d'écrire à M. le premier président de la cour des aides. Il est trop votre ami pour ne vous en pas donner toute la conaolalion. Nous ne voulons pas, Monsieur, vous ennuyer par de longs complimeps ; cela même ne convient pas à notre état; mais ce qui y convient est de sentir les biens qu'on nous fait, et d aller aux pieds de Notre-Seigneur Jésus-Christ répandre son cœur en actions de grâces de celles qu'il vous fait par sa bonté, en vous donnant les vertus vraiment chrétiennes. Je le supplie de vous les augmenter de plus en plus, vous assurant, Monsieur, que nous sommes avec respect,
Votre très-humble et très-obéissante servante,
Sœur Louise de la Miséricorde,
R** e* Ind.