‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 62 sur 204 · CHAPITRE SIXIKMF · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIKMF

les mots significatifs : Faits particuliers qui ont été pénibles à entendre, dont il est si fâcheux de rappeler les iiéesj et qn*il est plus difficile encore de rapporter j dut ajouter aux perplexités du roi. Dans ce mémoire, écrit [ vers le temps où mademoiselle de Fontanges quitta la l cour, La Reynie reprenant toutes les dépositions à la i charge de madame de Montespan, insistait sur la len- I falive que deux accusés, déguisés en colporteurs, devaient faire contre la jeune duchesse, au moyen d'élofl'es de Lyon et de gants de Grenoble.

Cependant les mois s'écoulaient, et aucune preuve de complicité directe n'était venue justifier les soupçons <Je La Reynie. Son embarras était extrême. Hésitant, craignant d'avoir fait fausse route, il conseillait, le 6 oclobrel680, à Louvois, un biais pour éviter de nom- ^^^ madame de Montespan, jusqu'à ce qu'on eût obtenu de plus grands éclaircissements. Cinq jours après, il Iwi écrivait de nouveau qu'il ne savait à quel parti ^'arrêter. Il fallut que Colbert intervînt. Un avocat "U temps, à qui il avait communiqué les mémoires de La Reynie et les interrogatoires des accusés, les discuta longuement et indiqua diverses solutions. Qualifiant les' dénonciations contre madame de Mon- 'espan d'^ exécrables calomnies^ Claude Duplessis fit re- "^arquer que c'étaient là de simples allégations n'ayant

'^on amusement. Madame de Montespan et madame de Thianges la mé- ?8geoient, et elle les ménageoit fort peu. C'étoit souvent entre elles des ^•spuieset des scènes excellentes... »

d'autre IjuI que irégarer la juslicc; que si madame d Monlespan s'était réellement compromise a\ec la Vo sin, celle-ci n'eût pas liésité à l'avouer quand, sur! point de paraître devant Dieu, elle n'avait plus à pense qu'à son salul; que les dénonciations de la fille Vois! après la mort de sa mère étaient démenties par pli sieurs témoins. A l'occasion de cette assertion qu pendant cinq ou six ans, chaque fois que madaii de Montespan était négligée par le roi, elle aurait i recours aux poudres magiques, Duplessis précisa sa manière la situation de la favorite vis-à-vis i Louis XIV, avant le procès. « Ce temps de cinq à s années, dit-il, remonteroit à 1673, car la Voisin été arrêtée en 1679. Or, Sa Majesté sait que les p lites inquiétudes de jalousie que l'affection peut av( produites dans l'esprit de madame de Montespan n'o commencé qu'en 1678, et dans quelle Iranquill d'esprit elle a vécu, tant en 1677 qu'auparavant, depuis, elle sait l'assiduité et la quiétude d'espi qu'elle a eues dans tous les temps, et que les jalo sies quelle a eues depuis 1678 n'ont été que d momens d'affliction qui ne l'ont pas tirée de cel affection et de cette attache. Quoi! concevoir le d( sein d'empoisonner son maître, son bienfaiteur, sroi, une personne que l'on aime plus que sa vi Savoir qu'on perdra tout en le perdant et se porter l'exécution de cette furieuse entreprise ! Et cependar dans celte affreuse pensée, conserver toute la tranqu

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