CHAPITRE NEUVIÈME
dife qye je suis si vide de désirs que pela me sai|ve aussi toule sqr(e de contrainte. Ce n'est que pour Thonr pear de |a vérité qvie je voudrois prouver à inadante de Mûiptenon que j'ai vérital^lement pour e]le, sans aucune correspondance, tous les scntimens que tant d'autres lui contrefont avec succès. » Enfin, plus les derniers temps approchent, plus s'accentue le désir de se détacher de Paris et du monde, a Pour les intrigues je pûjjr, ôc|itrolle le i^ février 1707) jû "(^ vpux point en entepdre parler, de peur d'avoir la foiblesse d'i reprendra, comme je fais dès aujourd'hui sur le TPfage de Meudon que je blâme horriblement. Je pris hier la liberté de le montrer à M. d'Antini par qui j^ 'appris; mais, comme ce n'est pas k lui h cpnduire ma* daroedû Gondrin, c'est ù yous, Madame, h qui j'adresse ^ prières très-instantes de pp pas perdre 4e vue madame de Gondrin et de lui faire donner tout son temps et toute son application h remplir agréablement la place qu'elle a 1-honnepr d'avoir auprès de madame la duchesse de Dourgqgne. » Madame de Gondrin ^ était une les filles de madame de Noailles que le fils dp d-Antir^ '<^ail d'épouser, et Ton voit que la direction de la
' MariG-Victoirc- Sophie dn Noaillns, nâû lo mni 1688, mariée lo S]anyicr 1707, en livcmiàra» uomr, ft Louis de Pordoillaii, marquis do OQdrin, et, en lecondeg noccu, le S fdvrior 1733, & Louii-Alcxandre 9 Bourbon, comte do Toulouse. Ifadeinoincllo do Koaillen épousa donc, ilMrd lo petit-fils, et onsuilo lo 111k do madamp do Ifontespan. Maune de Maintcnon avait contribué au premier do ces mariages, s'il Dt en juger par ce qu'elle écrivit à ce sujet, le 10 janvier 1707, ft princesse des IJrsins : a Vous direz 'bien, Madame, que voilà un tour
jeune femme n'avait pas tardé à susciter des malen tendus entre les deux douairières. La lettre suivante qui clôt cette correspondance, contient sur ce pgis quelques détails qui auraient eux-mêmes besoin d'êl i expliqués :
c Paris, le 7 février 1707.
« Ne me demandez pas, je vous supplie, madem^ selle Reine, Madame ; il ne me convient point de voi la donner, et il me semble que vous devez entrer dai toutes mes convenances, étant certaine que j'eRtren dans les vôtres. Je ne me prends nullement à \ous d ce qui s'est passé, ni même à votre famille ; la mieon a plus de part que tout au parti que je prends; c'es pourquoi je vous demande en grâce de ne vous y poin opposer et de ne faire aucune peine là-dessus à ma dame de Gondrin. Quand j'aurai l'honneur de vous voir nous parlerons à fond sur tout ce qui peut rendre notr petit ménage heureux. Je vous ai déjà entamé ce qu j'ai cru y pouvoir être nécessaire; je continuerai toujoui de même, désirant fort que nous soyons tous conten les uns des autres, et faisant, de ma part, tout ce qi
de bonne parente [mademoiselle d'Aubigné, sa nièce, avait épousé, 1'' avril 1098, le comte d'Ayen, fils du maréchal de Noailles); m; que ne ferois-je pas pour faciliter un mariage qui plaît à madame Montespan?... Une de nos dames du palais allant lui en faire comp ment, la trouva entre des citrouilles, des choux, et pour huit mi francs de diamans qu'elle donne à la mariée. »