CHAPITRE NEDTIfiHE. m
"la maison <lc Saint-Joseph, où madomdile Montrspan s'èlâit retiri^n en quittant Versailles, recevait des jtnincs filles pnuvn's, Uiur apprenait un état, et Icurchci-cliait iti maris '. Unr de ces filles s'étant mariée mysléneii- *iiient; « Je suis outrée du prncôtlédeFanchon, écriliUIlv. Ces avcnturcs-lli dégoûtent bien de se mêler dételles espi^xcs quoique d'ailleurs j'en Tasse métier tà marchandise, en ayant toujours de grande magasins i Saint-Joseph. » C'est exactement ce que raconte Sainl-Siinon. « Sa dévotion, ou peut-être sa fantaisie, dit'il, étoit iltt marier les gens, surlout les jeunes lîUcs; tliionimc elli! avoit peu ù donner, après toutoi ses au- UtncB, c'étoit souvent la faim et la soif qu'elle marioit*. » La duchesse de Noailles voulait envoyer une ^ Kr mies è Fontevrault; mais laquelle? Lu vocation '■isBitdédaul, et, prise de scrupules alors trop rare», 'iiniëre hésitait. Nous avons dit quel était fi ce sujet, ''avis de l'abbesse. En sa qualité de nouvelle conver- 'ie, madame de Hontcspan était bien plus ardente, et «Ile écrivit (22 juillet 1699) h la duchesse : « Pour la \ocation, jevous la garantis; voici un couvent où p(;rlonne ne résiste, et avec raison, car c'est le pluH sain elle plus beau, et où les religieuses sont plus heureuscB mille fois que les personnes du mtpnde. Il y eut hier deux filles qui prirent l'habit i mademoisi-lli: île
< Voir 1 l'ApiMiiJlcn, |iièix ii- X, la KarquUe de Mitnleipafi et le» madeSaiut-JotepiL
,l.Vl.p.*4.
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Bourbon (sa petite-fil)e) supputa qup» ^aqs ^pt n^, elle en feroit aulant. Vous pouvez cpfnptw dfl ffitOKi pour mademoiselle yolre fille, si voi|S avez le^honflem d'y consentir. » Étrange morale! une r^specta^P Wh troqe, entièrement ë|rangère ^u mpn4p, {lu^ P94siM| et aux entraînements de la vie, n'aurait pas {{iJpiK parlé. La duchesse de ^oailles ne pouvant sp dépj^ au sacrifice qu'un odi^u^ Visage comman^&U, n)a§f|}q|| de Montespan insista dp nouveau. Cependant eljpflyao; tait : ç< Après cela, je vous dirai que nous f^m tQlit ce que voi|s voudrez sur mesdemoiselles yoq filles. l| tendresse seule nops les foisoit désirer; pette (ptom tendresse nous fera accommoder ^e ce que vpu^ laiif croirez de meilleur. Si vous voulez même prendre ^9 core tout l'hiver pour décider, ma sœur revenant aux eaux le printemps qui vient sera encore en commodité de ramener celle que vous voudrez lui dqnner. Enfin, Madame, agissez librenient avec nous, comme avec les personnes du monde qui vous aimant le plus sincère* ment. Vpus voyez que j'entame le ^tyle grossie; je prétends aussi le soutenir par beaucoup de vérité, en quoi consiste son mérite. ^
On a vu quelle était la situation respective de mcs^ dames de Mainfenon et de Montespan en 1608, et la mauvais accueil fait à celle-ci, quand elle avait demandé à renouer les relations interrompues. Quatre ans après, elle écrivait à madame de Noailles : « Je vous assqrp que je n'ai nulle prétention au monde, et j'oseroîs