CHAPITRE ONZIEME. tSS
irgenson répondait qu'il deTait la Térité au Roi ^aucune considération dans le monde ne poue porter à s'écarter de son devoir.
DAME DE PoMFADOUR. VoUâ de grands principes ; vous me permettrez de vous dire quils sont hors 'son dans cette occasion, et que l'intérêt puissant de inquillité du Roi doit remporter sur tout autre
LFgenson déclarait qu'il n'avait point à changer [lion, et qu'il était surpris que madame de )adour, qui n'avait aucun ordre à donner, se t d'un détail qui le regardait seul, st alors que madame de Pompadour jetait au ;tre cette déclaration de guerre : « Il y a longy Monsieur , que je connaissais vos dispositions moi, je vois bien que rien ne peut les faire chan- J'ignore comment tout ceci finira y mais ce qu*il y ertain , c'est qu'il faudra que vous ou moi nous m allions (1). »
: le mot de madame de Pompadour à Bernis,
dit. Je ne dirai point que peat-étre ses liaisons avec madame des et son ressentiment de ce qae madame de Pompadour chassée de la cour entrèrent beaucoup dans le parti qu'il prit... t aussi qu'il y avoit eu des propositions auxquelles M. d*Argen- ^voit pas cru devoir se prêter. Je Tignore. Enfin madame de iour jouait à quitte ou double. Il fallait que Tun des deux fût . » Bernis dit dans ses Mémoires : « D'Argenson ne vit dans les s de la marquise que les derniers efforts d*une personne qui se qui s'accroche où elle peut. »
émoirei du baron de Besenval, publiés par Berville et Barrière. in, 1821« voL L
tji MADAME DE POMPADOUR.
le Roi qui par hasard avait jeté les yeux sur 1 lier conduisant chez la favorite, qui s'en était d' éloigné et qui avait été ramené par Fhabiti puissante chez lui, le Roi entrait. Une scène c mes où il fallait porter à la marquise des g d'Hoffman, une faiblesse que dissipait un d'eau sucrée arrangé de la main du Roi , un sur cette main qui l'avait servie , un sourire comment fut jouée la disgrâce de d'Argenso Deux jours après, le ministre recevait du Roi lettre de cachet : « Votre service ne m'est ph cessaire; je vous ordonne de m'envoyer vot mission de secrétaire d'État de la guerre et d ce qui concerne les emplois y joints, et de vo tirer à votre terre des Ormes (2). »
Cette chute était la délivrance de la man raffermissement et la tranquillité de sa domin
Et la toute-puissante maîtresse montrait d'Argenson dans l'exil la même implacabilit pour Maurepas. D'Argenson menacé de pen Vue, Demours l'oculiste demandait à madai Pompadour « qui avait la même crainte poi yeux » la permission de se rendre aux Orme!
(1) Mémoires de madame du Hausser i
(2) Journal anecdotique dé Barbier^ vol. IV. — Vie privée de Ia — La dureté de la lettre de cachet est expliquée par ce pa» ternis . « On raccusa de n'avoir pas eu assez d'attention surl< tement de Paris qui lui était confié, d'avoir ménagé les aute placards séditieux. En un mot, on persuada quMl était coupable toléré ces désordres pour intimider le Roi et lui faire croire q qu'il ne renverrait pas la marquise, les poigniards seraient 1< lui. «