CHAPITRE QUATORZIÈME
dissement des hommes de lettres , des philosophes , des encyclopédistes , sur Tintelligence , sur Tesprit de la France, qu'il flattera, séduira, rentera ou achètera (1).
Tels étaient les inclinations , les idées , les plans , que devait développer dans le ministère Thomme remarquable, le personnage sympathique qui, malgré les dehors , Téclat et les grâces d*un grand esprit , demeurera pour la postérité juste, au dehors de la France, le serviteur de la politique de madame de Pompadour après Rosbach ; au dedans , Thomme d*État qui avança Theure de la Révolution.
Le premier acte du nouveau ministère de M. de Choiseul était un nouveau traité (30 décembre 1758) par lequel la France se liait plus étroitement, et s'engageait plus avant dans la guerre. Outre le secours de vingtrquatre mille hommes stipulé parlé traité de 1756, le Roi s'engageait à maintenir en Allemagne une armée de cent mille hommes pendant toute la durée de la guerre.
(1) Mémoires du maréchal due de Richelieu, vol. IX
Lus ûctupatioBs de la marqaise de Pompadonr. — Elle fait impïBtf Hodogune sous ses yeux. — Le touret de 6aj dans ton apparteant. — Ses essais d'eau-forte. — Son Œuvre gravé. — Madaaa de Pobpadour épistolairo. — Sa correspondance familière avec la comtMM de Lutzelbourg. — Sa correspondance poliUqne avec le doc d'Aigial* Ion. — Sa correspondance politique et militaire avec le conte di ClermoQt et le prince de Condé. — Sa bibliothèqae.
De ces hauts intérêts, de ces grayes médiations » des grandes affaires deTÉtat, madame de Pompadoor descendait et courait aux occupations les plus légères, aux mille passe-temps d'une vie toujours employée, toujours agissante, toujours affairée. Elle se remuait dans le repos et les trêves de son rôle , occupant sans cesse, même à ses moments perdus, sa pensée, ses doigts, sa plume ou sa pointe. Elle se montrait partout, elle touchait à tout, elle se dépensait et se répandait en cent lieux et en mille choses, avec une fièvre , une activité , une volonté nerveuse, véritablement étonnantes dans un corps si ftAle et si maladif.
C'était un tour au Salon de peinture où elle don* nait en trois paroles le mot à Topinion publique el aux critiquées d'art.