‹ Madame de PompadourChapitre 138 sur 205 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

e se métamorphosait quelques instants en ote (1).

C'étaient des conférences avec des architectes, s dessinateurs, des imaginateurs de plans ^ où e donnait ses idées sur un projet de transforma- ►n et d'embellissement de Paris, désireuse d'acher le Louvre pour en faire le Musée de la France, voulant démolir les maisons des ponts , déblayer $ quais, rebâtir la Cité, et dans la bâtisse serrée et

8 en vue de présents, de cadeaux ; puis la favorite n'aura-t-elle pas tdu, à mesure qu'elle se dégoûtait de ses maisons de plaisance, le bilier d'art avec les bâtiments?

tonlavie, après avoir dit que la vente de madame de Pompadour dura mois après son décès, ajoute que Frédéric manifesta sa haine contre 'avorite en ordonnant à un de ses agents d'acheter ce qu'il y avait de • précieux dans son mobilier : m Ces chandeliers d'or massif, écrit-il,

lustres, chefs-d'œuvre de nos artistes, qui ornent les ch&teaux du narque prussien, proviennent de la succession de cette femme célè> ^ » D*abord, il n'y a pas trace de chandeliers d'or massif dans le moer de madame de Pompadour et je doute même qu'il y en ait à Potsu; puis, comme il n'y a eu vente de meubles appartenant à la favorite I pas en 1764, non pas eu 1766, mais seulement en 17b2, le ressenti- Qt de Frédéric contre l'auteur de la guerre de Sept ans devait comacer à se calmer.

1) Madame de Pompadour ât imprimer à Versailles, dans sa chambre, i« ses yeux, le Cantique des Cantiques et le Précis de l'Ecclésiaste paihrasés par Voltaire ; elle fit aussi imprimer Rodogune, princesse des rthes, au Nord, 1760, in-4, pour l'édition de laquelle M. de la Fizelière iporte la curieuse note de M. de Marigny qui se trouvait sur l'exemire du comte d'Ourche, de Nancy. « Ma sœur eut un jour la curiosité voir imprimer. Le Roi fit venir un petit détachement de l'Imprimerie aie et l'on fit imprimer dans la chambre de madame de Pompadour | Versailles, et sous ses yeux, la présente tragédie de Hodogune. Il en ; té tiré très-peu d'exemplaires. j

Comme l'appartement de ma sœur étoit situé au nord, on a mis \ ir lieu d'impression : au Nord.

Elle a gravé elle-même à l'eau-forte, d'après Boucher, la planche \ on voit en tête du volume. ■ v.^

compacte de la vieille capitale jeter çà et là des jardins.

C'étaient des entrevues avec Clairon qu*elle ramenait à la vérité du costume théÀtral.

C'était un mauvais impromptu qu'elle rimait sur une mauvaise victoire de la France :

Du haut de la voûte azurée Descends, fille du roi des Dieux I

Ou bien ce madrigal, plus mauvais encore, oft elle feignait d'être jalouse des amours de TAurore pour le Roi.

Quel voile opportun nous couvre?

Je veux un moment Parcourir mon amant.

C'était le touret du graveur Gay qu'elle installait chez elle, y prenant parfois sa place et restant des heures penchée sur le délicat travail de la pierre dure (1).

Et aux côtés de Gay , sur une planche que Boncher lui chauffait, lui vernissait, lui flambait, madame de Pompadour promenait la pointe de Taqnafortiste , et découvrait , sous le dessin du crayoa

(1) On voit en effet un P, la lettre initiale de madame de PoiqpadoVi sur la sardoine-onyx des Deux têtes de femme» juxtapoaéu (n* ^. lUi aujourd'hui, les notes de Gay, publiées par M. Latnrq, noua reniaigiMBC plus complètement sur les travaux de madame de Pompadonr ea l^JF* tique. Gay nous dit que madame de Pompadour a beaucoup trav^lê à la cornaline du Génie militaire (n» 38) et à Tagate-onyx du Oénie da la Musique (n» 40). A propos de la Fidèle Amitié gravée inr ■•■ cornaline blanche {n9 42), il nous apprend qu*elle a été /dite par la favorite.

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