‹ Madame de PompadourChapitre 158 sur 205 · CHAPITRE DIX-SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIEME

« Je supplie aussi Sa Majesté d'accepter le don que je lui fais de toutes mes pten^es gravées par Guay, soit brasselets, bagues, cachets, etc., pour augmenter son cabinet de pierres fines gravées,

« Quant au surplus de mes meubles et immeubles, biens de quelque nature et en quelques lieux quils soient situés, je les donne et lègue à Abel'François Poisson , marquis de Marigny, mon frère , que je fais et institue mon légataire universel ; et, en cas de mort , je mets en son lieu et place M, Poisson de Malvoisin , maréchal des logis de l'armée, actuellement chef de b?ngade des carabiniej's , et ses enfants.

« Je nomme pour exécuteur de mon présent testament M. le prince de Soubise, auquel je donne le pouvoir d'agir et faille tout ce qui sera nécessaire pour l'entière exécution d'icclui, et notamment d'indiquer tels fonds, rentes et effets de ma succession qu il jugera à propos, pour pourvoir au payement exact de toutes les pensions viagh^es par moi léguées; et y au cas qu'il ne s'en trouve pas de convenables , j e lui donne le pouvoir de pi'endre sur les deniers comptans qui proviendront de la vente de mes meubles, la s(nnme suffisante pour être em* ployée en acquisitions de fonds ou rentes dont les reve^ nus serviront à acquitter lesdites pensions viagères, comme aussi de mmimer et de choisir telle personne qu'il jugera à propos et aux appointemens quil lui fixera, pour faire la recette des revenus destinés par mon exécuteur testamentaire, et faire le payement c dites pensions viagères à chacun desdits légataires, quels, au moyen de ladite délégation et destinatii

powTont rien py^étendi^e , ni avoir aucuns privUéi hypothèques sur tous les autres biens de ma succe

« Quelque affligeante que soit pour M. deSoubin commission que je lui donne ^ il la doit regarder c une preuve certaine de la confiance que sa prob ses ve7*tus m'ont inspirée pour lui. Je le prie d^aa deux de mes bagues^ l'une mon gros diamant a d'aigue'ma7we , l'auti^e une gravu7*e de Guay \ sentant V Amitié ; je me flatte qti'il ne s'en défera j et qu elles lui rappelleront la personne du mono a eu pour lui la plus tendre amitié,

« Fait à Vei'sailles fe 15 novembre 1757.

« Jeanne -Antoinette Poisson

« Marquise de Pompadour (1) »

(1) Il n'est pas sans intérêt de donner, k propos de ce testame estimation des richesses mobilières et immobilières de la favorit les renseignements ont été donnés par elle-même à Collin peu d< avant sa mort, et^timation où se mêlent quelques dépenses :

État de mes effets en général.

J'avais en vaisselle d'argent pour

Plus, en vaiselle d'or ou en colifichpts

Elle a dépensé pour ses menus plaisirs et en se satisfaisant. . 1 i'i»ur sa bouche, pendant les dix-neuf années de son règne. . 3 Pour les voyages du Roi, extraordinaires, comédies, opéras

et l'êtes doniiëes en dillerentes mai-ons 4

Ga-res pour mes domestiiiues, dix-neuf années, ci 1

Pensions que j'ai toujours faites J«.<y«'^i ma mort {sic) . . . Une ca.ssette cont(»nant (Hialre-vinj-'t-dix-huit boites d'or,

évahiéf>>< l'une dans l'autre à 3,0(i0 livres, ci

Unf» autn- cassette <'ont<Miant tous mes diamants. 1

Une superbe coUi-ction de pierres gravées par le sieur

Leguay chez m()i, donnée au Roi, estimée, ci

A reitorter., . . 13

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